ToulÉco

Publié le mardi 22 mai 2018 à 21h13min par Martin Venzal

Au Fan de Saint-Orens, l’oeuvre d’art au service du digital

Porté par la ville de Saint-Orens, près de Toulouse, le Festival des arts numériques prend ses quartiers à partir du 24 mai. Une manifestation culturelle qui reçoit le soutien de plus d’une quinzaine d’entreprises.

Du 24 au 26 mai, le Fan, le Festival des arts numériques s’installe à Saint-Orens, près de Toulouse. Impulsé par la commune en association avec l’école des métiers du web Digital Campus, le Fan cherche à célébrer et à démocratiser les arts numériques. Pour sa deuxième édition, le Fan a articulé chaque journée autour de plusieurs temps : d’abord, des expositions et des ateliers dédiés aux arts numériques et à la technologie débutent à 17 heures. Puis une conférence prend le relais, avec des témoignages éclectiques (sont ainsi attendus l’animateur Jérôme Bonaldi, la designeuse Magali Roumy Akue ou encore l’entrepreneure Anne-Cécile Worms). Des spectacles animent le début de soirée de 20h à 21h30. Enfin, des concerts en extérieur viennent prolonger les nuits de fin de semaine jusqu’à 2h du matin.

Le programme du Fan est riche : près d’une vingtaine d’artistes, trois conférences, neuf heures de concert, quatre œuvres à toucher, etc., avec la volonté de concerner un très large public, du plus jeune aux plus érudit en passant par les noceurs. « Le socle du Fan, c’est l’interaction avec l’œuvre d’art. D’un côté, l’art se met au service du numérique pour permettre aux plus âgés d’y accéder, et c’est aussi vrai à l’inverse pour que les plus jeunes s’intéressent à l’art en passant par la technologie », présente Dominique Faure, maire de Saint-Orens et vice-présidente de Toulouse Métropole en charge des affaires économiques, à l’initiative de ce festival.

Interpeller les entreprises

Mais comme tout événement culturel, le Fan est confronté à des questions d’équilibre économique. Comment créer un tel événement culturel avec des budgets communaux contraints ? Le Festival des arts numériques n’échappe pas à la question. Pour boucler son budget (estimé selon nos informations à 150.000 euros), il peut compter sur le soutien des collectivités publiques (Région et Département), mais aussi sur celui de mécènes : LP Promotion, l’enseigne E. Leclerc, Altran, Enedis, Véolia, ou encore Berger Levrault… Plus d’une quinzaine d’entreprises accompagnent le Fan. « Pour intéresser les mécènes, il faut que les thématiques abordées les interpellent », poursuit Dominique Faure. « Le numérique transforme notre société autant qu’il change nos entreprises… Les décideurs l’ont bien compris. Il faut leur donner à voir du sens économique par, et au delà de la culture. »

Au final, le Fan cherche à rassembler autour des arts numériques. Un secteur qui représente également une filière d’avenir à Toulouse. La filière du film d’animation par exemple, emploie à elle seule 1500 personnes. Le festival des arts numériques est donc appelé à prendre de l’ampleur, et pourquoi pas, s’installer un peu plus à Toulouse ville. Le centre culturel Bellegarde et les pépinières d’entreprises de la métropole sont d’ailleurs associés à cette édition 2018.
M.V.

Sur la photo : l’édition 2018 du Fan prévoit plusieurs expositions, dont des œuvres à toucher. Ici, le jeu vidéo multijoueur expérimental Chroma Perspectio. DR.