Si l’agglomération toulousaine compte déjà plusieurs écoquartiers (Andromède, Vidailhan ou encore Monges-Croix du Sud), la Cartoucherie sera le premier aménagé au cœur de la Ville rose. Présenté dans les détails ce jeudi 26 janvier, cet espace de 33 hectares « sera certainement l’écoquartier le plus vaste et le plus ambitieux », selon le député-maire de Toulouse Pierre Cohen
Plus de 3.000 logements, dont un quart en accession à la propriété et un tiers de logements sociaux, 10.000 m² de commerces et 15.000 m² d’quipements publics devraient notamment prendre place sur ce terrain anciennement occupé par le Giat (manufacturier militaire, devenu aujourd’hui Nexter). et racheté par la mairie pour près de 29 millions d’euros. Une somme conséquente à laquelle il faut ajouter d’importantes dépenses de dépollution de cet ancien site industriel, qui a de plus accueilli provisoirement le dépôt de bus de la Semvat (ancienne régie des transports, depuis devenue Tisséo) suite à l’explosion de l’usine AZF.
« Ce projet doit répondre à trois défis majeurs : l’écologie, le logement, et la définition de ce que sera notre métropole demain », a poursuivi Pierre Cohen, qui voit dans cet écoquartier « une nouvelle manière d’habiter ».
Sur le plan environnemental, outre la présence de nombreux espaces naturels et le chauffage collectif grâce à l’incinérateur de déchets du Mirail, la Cartoucherie s’appuie sur le rapprochement domicile-travail, avec la présence de 90.000 m² d’activités tertiaires en son sein. Mais aussi sur les transports avec notamment la ligne de tramway T1 qui dessert déjà l’écoquartier. Quant à la voiture : « Il y aura une place de stationnement par logement. Mais 50% d’entre elles seront situées dans les trois parking-silos en périphérie », détaille Régis Godec, adjoint au maire de Toulouse en charge des écoquartiers.
Autre enjeu majeur : « La Cartoucherie ne doit pas être une brique séparée du reste de l’ensemble urbain », selon l’élu. Plusieurs axes traversants assureront sa liaison avec les quartiers alentours, tandis que la reconversion des anciennes halles du Giat (7.000 m²) en espaces culturels permettra de maintenir l’identité et la mémoire du site.
Lancé en 2006, sous la mandature de Jean-Luc Moudenc, le projet d’aménagement de la Catoucherie a fait l’objet d’une remise à plat complète de la part de la nouvelle municipalité, par le biais d’une large consultation publique. Ce sont les urbanistes Alain Marguerit et Bernard Paris qui ont ensuite été chargés d’imaginer l’aménagement de cet écoquartier.
Présents lors de la présentation, les professionnels de l’immobilier ont maintenant jusqu’à début mars pour poser leur candidature à l’attribution de l’un des lots de la première tranche, qui comprend 580 logements et 13.000 m² de tertiaire, mais aussi un groupe scolaire, une crèche et l’École régionale de santé, réalisée par la Région Midi-Pyrénées. Le nom des équipes retenues sera dévoilé en juillet.
Thomas Gourdin
Sur les photos : Les perspectives du futur écoquartier de la Cartoucherie. Crédits : DR.
Voir le plan de masse de la Cartoucherie en gros plan :