ToulÉco

Publié le vendredi 1er février 2019 à 18h35min par Sylvie Brouillet

Gestion de l’eau. La régie pour 80 % des habitants de Montpellier

Depuis 2014 et l’élection de Philippe Saurel à la mairie, la ville de Montpellier a opté pour la régie et a stoppé la délégation de service public. Un choix qui a permis de faire baisser le prix de l’eau de près de 10%.

Exit Veolia qui a assuré durant vingt-cinq ans le service de l’eau à Montpellier. Promesse de campagne du candidat Philippe Saurel, le passage en régie de la gestion de l’eau est devenu réalité lorsque le nouveau président de la métropole a stoppé en avril 2014 l’appel d’offres (en cours) du renouvellement de la délégation de service public.

L’établissement public industriel et commercial à autonomie financière et personnalité morale créé en avril 2015, la Régie des Eaux de la métropole a depuis le 1er janvier 2016 pris le relais du privé pour produire et distribuer l’eau à près de 374.000 habitants. Mais la réalité est tout autre : la régie assure le service pour treize des trente et une communes dont Montpellier, soit 80 % de la population. Car les dix-huit autres relèvent de deux syndicats mixtes : Garrigues Campagne au nord-est, Bas Languedoc au sud-ouest fonctionnent toujours par délégations de service public, confiées jusqu’en 2021 à Veolia et Suez.

29,1 millions d’euros d’investissements en 2017 et 2018

Baisse du prix et forte hausse des investissements dans le réseau de 1600 kilomètres étaient les promesses de la régie, souhaitées par Eau Secours 34 et UFC Que Choisir. Cette dernière évaluait le coût payé par le consommateur de 40 % supérieur au coût de revient. Dès sa création, la régie publique a baissé de 10 % le prix du m3 d’eau potable et décidé d’un tarif stable sur cinq ans. Forte de quatre vingt treize postes en 2018, la régie a investi 13,3 millions d’euros en 2017 et en prévoyait 15,8 millions sur 2018.

La régie, qui a produit 31,5 millions de m3 d’eau en 2017 (25,4 millions consommés), devra faire plus car les besoins augmentent avec la population. Un très gros investissement se profile pour sécuriser et renforcer les ressources fournies principalement par le fleuve Lez. L’usine de potabilisation de Valedeau aura une capacité de 750 litres/seconde pour traiter de l’eau brute du Bas Rhône fournie par BRL. Approuvée à l’unanimité début 2017, sa construction, prévue de 2020 à 2023, était estimée à 27 millions d’euros.
Sylvie Brouillet

Sur la photo : Le changement politique de 2014 avec l’élection de Philippe Saurel a conduit à l’éviction du délégataire de service public au profit d’une régie. Crédits : DR

P-S

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