Assis dans un cockpit, les yeux rivés sur le variomètre, les pieds sur les palonniers, les mains sur le manche, le pilote (amateur) d’un Boeing 737 s’apprête à accélérer pour s’élancer dans les airs. Sans quitter la Terre ferme. C’est l’attraction promise par Aviasim qui a ouvert en 2013 à Beauzelle, à deux pas de Toulouse et de son parc aéronautique, son premier centre de simulation pour les professionnels et le grand public.
Pour passer un cap, le site de 500 m² étoffe son offre d’un simulateur Boeing 737 et de deux sièges de simulation sur vérins couplés à des casques de réalité virtuelle, permettant de reproduire les turbulences, par exemple. Le tout pour un montant de 250.000 euros. Ces équipements s’ajoutent aux simulateurs d’Airbus A320 et d’avions de chasse, comme le F-35 et le Mirage, déjà installés.
Toulouse, vaisseau amiral d’Aviasim
Choisie comme deuxième implantation après Lyon, la Ville rose est devenue le vaisseau amiral d’Aviasim : en 2025, il a enregistré un chiffre d’affaires de 500.000 euros, dont 70 % générés par les particuliers, le reste par les séminaires et team-building des entreprises. En 2026, il espère atteindre 700.000 euros réalisés par le site toulousain sur les 7 millions d’euros attendus par le groupe.
Pour se développer, Aviasim poursuit sa conquête du marché nord-américain. Déjà présent dans huit villes canadiennes et six communes américaines, il souhaite accélérer son déploiement sur ce marché en s’adossant aux chaînes Hilton et Marriott. « On implante, par exemple, nos simulateurs dans une salle de réunion des groupes hôteliers, à qui on paye un loyer. Et, de leurs côtés, les partenaires bénéficient du flux de nos clients et disposent d’un revenu supplémentaire sur les entrées », explique Thomas Gasser, le fondateur et dirigeant d’Aviasim. Ailleurs en France, l’entreprise a ouvert quinze sites sur ce même modèle économique, hormis les centres de Lyon et de Toulouse, en lien avec les hôtels Accor, Mercure et Novotel.
Pour financer son expansion, Aviasim avait en 2024 levé 400.000 euros et obtenu 1 million d’euros de Bpifrance en 2025.
Audrey Sommazi
Photo d’illustration. Crédits : Aviasim.
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