Fondée en 2017 par Franck Taverriti et Nicolas Fabries, l’entreprise haut-garonnaise de bureaux assis-debout réglables en hauteur a réussi son pari en quelques années. Elle vend aujourd’hui 3000 bureaux par an, fabriqués en France à partir de matériaux majoritairement sourcés localement, à une clientèle à 90 % BtoB (grands comptes et administrations). Ces bureaux, aussi bons pour la santé que pour l’environnement - car leur ergonomie est respectueuse de la santé des utilisateurs - lui ont d’ailleurs permis de décrocher l’année dernière l’écolabel européen (EU Ecolabel). Une première en France pour un fabricant de mobilier de bureau.
Des bureaux testés, réparés, reconditionnés et revendus
Si le chiffre d’affaires de Makiba reste stable à 1,2 million d’euros, l’entreprise prend néanmoins une décision radicale. « La concurrence asiatique est très forte et nous n’atteindrons jamais leurs coûts de revient. De leur côté, nos clients ont une appétence pour des produits moins chers », décrit Nicolas Fabries. « Pour nous adapter à cette réalité et continuer à être en phase avec nos valeurs, nous déployons donc la vente de bureaux reconditionnés, 30 % moins chers que les neufs. »
En 2026, 15 % de la production est vendue par ce biais. « Mais nous pourrions rapidement inverser la tendance avec 75 % de bureaux reconditionnés et 25 % de neuf. Car cela va aussi dans le sens de la loi AGEC, qui impose aux acheteurs publics d’intégrer une part de mobiliers de bureaux issus du réemploi. » Pour organiser cette nouvelle filière, Makiba s’appuie notamment sur des entreprises de déménagement et a revendu récemment 450 bureaux en quelques semaines.
Béatrice Girard
Sur la photo : Les cofondateurs de Makiba envisagent de vendre bientôt 75 % de leur production en reconditionné. Une décision qui s’impose et reste en phase avec les valeurs de l’entreprise. Crédit : Hélène Ressayres-ToulÉco.
