Comment cet engagement se traduit-il dans vos actions en 2026 ?
C. F. : Au CJD, nous travaillons depuis plusieurs années sur la gouvernance partagée, les nouveaux modèles de travail comme la semaine de quatre jours, ou encore des sections nomades pour des dirigeants basés partout dans le monde. Nous organisons aussi des forums de solidarité entre dirigeants, où des problématiques concrètes sont travaillées collectivement avec un véritable suivi.
M. d. B. : En 2026, cet engagement passe par des actions citoyennes autour du don du sang, de la lutte contre les addictions chez les étudiants, de la prise de parole en public ou encore de la mobilisation des jeunes autour des élections municipales.
S. L. : À la French Tech Méditerranée, notre priorité est de mieux expliquer ce qu’est l’innovation et pourquoi elle est essentielle pour préparer le monde de demain. Cela passe par de grands événements comme Hello La Tech, par l’acculturation des élus et du grand public, et par un accompagnement renforcé des start-up vers l’international et la phase de scale-up (changement d’échelle d’une entreprise, NDLR).
Avez-vous des exemples concrets de retours positifs liés à cet engagement ?
M. d. B. : Nous voyons régulièrement des adhérents qui, grâce à la Jeune chambre, se lancent dans l’entrepreneuriat, s’associent ou créent des projets à impact. Certaines actions bénévoles ont même donné naissance à des start-up. Émilien Lauret, ancien président de la JCE a monté son entreprise de paysagisme, Sébastien Tassier s’est associé pour monter une entreprise qui s’appelle Skill & Co.
C. F. : Les formations entre pairs sont très emblématiques du CJD. Cette année, 240 personnes sont formées. Elles sont conçues par des dirigeants pour des dirigeants, et beaucoup nous disent les utiliser directement dans leur entreprise.
S. L. : Les ateliers entre dirigeants, notamment entre PDG, ont eu un certain succès. Le fait de pouvoir échanger librement sur des sujets sensibles — RH, tensions entre associés, échecs — crée une vraie richesse collective. C’est là que l’engagement prend tout son sens.
L’engagement peut-il être, demain, une réponse aux crises que traverse la société ?
C. F. : Je le pense profondément. Nos modèles actuels montrent leurs limites. Le collectif et l’engagement citoyen apportent de nouvelles réponses à des enjeux sociaux, environnementaux et économiques majeurs. C’est une clé pour reconstruire.
M. d. B. : L’engagement permet de redonner du sens et de l’équilibre. On développe d’autres compétences, d’autres relations, et cela nous rend plus solides. Ce n’est pas un supplément d’âme, c’est devenu une nécessité.
S. L. : L’engagement, notamment via l’innovation, permet aussi de redonner confiance. La France dispose d’une créativité et d’une force technologique reconnues mondialement. Il faut montrer que collectivement, nous avons encore une page importante à écrire.
Propos recueillis par Hubert Vialatte
Sur les photos :
* Claire Feller, Marine de Beaufort et Sébastien Lacaze à l’hôtel Belaroia.
* Sébastien Lacaze est PDG de Look Up Géoscience, entreprise basée à Montpellier. Il est également président de la French Tech Méditerranée.
* Claire Feller est fondatrice du cabinet d’avocats Raïon situé à Castelnau-le-Lez. Elle est aussi présidente du CJD Occitanie-Méditerranée.
*Marine de Beaufort est formatrice à son compte. En plus de son activité, elle préside la Jeune Chambre Économique de Montpellier.
Crédit : Hélène Ressayres- ToulÉco

