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Publié le jeudi 21 mars 2019 à 21h56min par Philippe Font

Toulouse. Le Cobrane veut tracer sa route dans le secteur de la livraison

Imaginé par Raphaël Colombié, le Cobrane est fabriqué dans la banlieue toulousaine et est destiné aux entreprises pour favoriser les déplacements sur leurs sites. Mais son homologation sur route lui permet désormais de viser le marché de la livraison et du dernier kilomètre.

Depuis 2012, le Cobrane a fait de la route. Le véhicule utilitaire électrique imaginé par Raphaël Colombié il y a sept ans a en effet été complètement revu : plus léger, plus fonctionnel, il affiche un design épuré et fonctionnel qui lui permet de s’adapter à différents marchés. « Il s’adresse aux entreprises de maintenance, de sécurité, d’entretien mais également aux sociétés en charge du dernier kilomètre », explique Raphaël Colombié.

Après avoir mûri le projet durant plusieurs années, l’entrepreneur toulousaindébute la construction et la commercialisation du Cobrane en 2015 après avoir levé 180.000 euros. L’ex-rugbyman Florian Fritz et la société MP2A, spécialisée dans la menuiserie aluminium, l’accompagnent dans l’aventure. Premier virage en 2016, quand le groupe Nisima entre au capital de Cobrane à hauteur de 52% et fait profiter Raphaël Colombié des compétences de ses filiales. Gouach à Gujan-Mestras s’occupe de l’assemblage des châssis, tandis que le montage final du Cobrane A1 a lieu chez Cauquil puis chez SimAir dans la banlieue toulousaine.

Viser les marchés en Espagne, Belgique et Allemagne

L’entreprise Blanc-Tailleur intervient également dans le processus de fabrication. Le Cobrane A1 est décliné en deux versions : une pour les sites industriels avec une charge utile de 200 kilos. L’autre modèle, pouvant atteindre les 25 km/h, est destiné aux livraisons de marchandises. Et en ce début d’année, l’histoire n’en finit pas d’accélérer : la société a embauché deux personnes, notamment pour la commercialisation en Allemagne, en Espagne et en Belgique. Puis le Cobrane A1 a reçu le 28 janvier l’homologation route, lui permettant d’évoluer dans l’espace public comme n’importe quel deux-roues.

« L’objectif de 2019 est de monter une centaine d’exemplaires tout en réduisant les coûts de production, car l’idée est de garder l’assemblage en France et dans le sud-ouest », insiste Raphaël Colombié. Le « Géo Trouvetout » toulousain espère aussi atteindre l’équilibre financier en 2020.
Philippe Font

Sur la photo : Raphaël Colombié, le concepteur du Cobrane. Crédits : Hélène Ressayres – ToulÉco.