À la clinique des Minimes, la méthode Montessori adaptée aux plus de 60 ans

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Membre de Clinavenir et habilitée hôpital de proximité, la clinique des Minimes, à Toulouse, développe une prise en charge innovante dédiée aux personnes âgées et investit pour lutter contre les déserts médicaux.

Dans la salle à manger de l’unité de soins de longue durée de la clinique des Minimes, les soignants, spécifiquement formés, aident les patients à rester autonomes le plus longtemps possible. Un peu comme à la maison, chacun aide ici à mettre le couvert, puis à débarrasser. D’ailleurs, une partie du mobilier ressemble à ce que les onze patients, tous atteints de troubles cognitifs, avaient dans leurs propres maisons. « Nous sommes le seul établissement d’Occitanie qui adapte la méthode Montessori à la prise en charge des personnes âgées », décrit Joanel Bondo, infirmier au centre gériatrique. « Cela consiste à nous appuyer le plus longtemps possible sur les capacités préservées des patients pendant et en dehors des soins, grâce notamment à la présence d’une assistante de soin en gérontologie qui déploie des activités stimulantes et recentre la prise en charge sur l’humain. »

Au-delà de cette prise en charge, la clinique indépendante, membre du groupement Clinavenir, revendique un positionnement et une offre atypiques. « Nous sommes le seul établissement privé dédié à la gériatrie en court, moyen et long séjour dans l’agglomération toulousaine, mais nous sommes aussi habilités hôpital de proximité et notre mission est donc bien de travailler en lien avec les médecins de ville du quartier », pointe Pierre-Yves de Kérimel, le directeur de l’établissement.

800.000 euros d’investissements en 2026

Avec 179 lits et places, la clinique des Minimes enregistre 2547 séjours et réalise 15.000 consultations par an. « Nous disposons de 164 lits d’hospitalisation, dont onze sont destinés aux longs séjours, et également quinze lits dédiés à l’hospitalisation de jour. La moitié des patients nous sont adressés par des généralistes du quartier, conformément à notre engagement d’hôpital de proximité, l’autre moitié par les urgences du CHU », note aussi la gériatre Claire Brenier Cavaillon, présidente de la commission médicale d’établissement.

La clinique a par ailleurs ouvert, en 2020, un centre de santé ouvert à tous. « L’enjeu, pour nous, en 2026, ce n’est pas d’ouvrir des lits supplémentaires, mais d’étoffer cette offre de soins de proximité qui permet de lutter contre les déserts médicaux, car nous avons été rapidement débordés de demandes depuis l’ouverture du centre médical », indique le directeur. L’établissement a donc déposé un permis de construire et prévoit d’investir 800.000 euros pour agrandir ce centre de soins, qui propose déjà des consultations de généralistes et des bilans neuropsychologiques. Objectif ? « Il est double. D’une part, faire rayonner la clinique et rendre service au public de proximité ; d’autre part, garder la tête hors de l’eau », brosse Pierre-Yves de Kérimel. « En effet, à ce jour, notre activité hospitalisation n’est pas en déficit. Nous réalisons un chiffre d’affaires de 18,5 millions d’euros. Mais le contexte est tendu pour le secteur. » D’ailleurs, selon la fédération de l’hospitalisation privée, 60 % des établissements français sont actuellement en déficit.
Béatrice Girard

Sur la photo : Une des patientes bénéficiant des méthodes innovantes de la clinique des Minimes. Crédit : Hélène Ressayres-ToulÉco.

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Source : https://www.touleco.fr/A-la-clinique-des-Minimes-la-methode-Montessori-adaptee-aux-plus