Saint Loup espère tripler ses capacités de production de soie dans le Gard

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Portée par le succès de sa première collection, la jeune filature de soie Saint Loup accélère son développement. Basée à Monoblet, dans le Gard, l’entreprise investit dans de nouveaux équipements pour tripler sa capacité de production et poursuit son objectif de relocalisation de la filière séricicole en Occitanie.

300 foulards vendus 300 euros l’unité dès son lancement. L’entreprise Saint Loup a réalisé un tour de force dans la filière du textile. De quoi dégager un chiffre d’affaires de 90.000 euros grâce à des produits entièrement produits en France. Créée en 2024 à Monoblet, dans le Gard, la maison de création textile et filature de soie réinvestit les premiers revenus générés par son activité dans son outil de production. Ainsi, au cours de ce mois de juillet, Saint Loup prévoit d’installer une nouvelle machine de dévidage des cocons afin d’accroître sa capacité de filature.

« Nous prévoyons de tripler nos capacités de production en 2026. La demande est supérieure à ce que nous sommes aujourd’hui capables de produire. La limite se situe désormais dans la production française de soie, ce qui reflète la rareté du savoir-faire séricicole », explique le fondateur de l’entreprise, Alexandre Lourié. En parallèle, ce dernier occupe le poste de directeur général international du Groupe SOS, un groupe associatif qui travaille autour de la cohésion sociale en France et à l’international.

En 2026, Saint Loup prévoit de produire 50 kg de fil à soie, à partir de 300 kg de cocons à soie élevés dans les Cévennes. « La nouvelle machine nous permettra de dévider davantage, mais cela déplace le goulet d’étranglement sur l’élevage de vers à soie lui-même. Cela requiert de planter des mûriers : nos investissements vont patiemment remonter la chaîne de valeur jusqu’à ses racines agricoles », développe le chef d’entreprise. À noter que Saint Loup vient d’obtenir le référencement « Fabriqué en Occitanie » décerné par la Région.

Une première embauche pour cet été

À côté de cela, Saint Loup lance le « Bandou », un bandeau en soie produit à 200 exemplaires, imaginé par la dessinatrice Manon Diemer. Vendu à 195 euros l’unité, ce bandeau est commercialisé depuis le 28 juin dernier. À ce jour, Saint Loup commercialise ses produits uniquement en ligne. « Nous faisons ce choix pour conserver autant de marge que possible et la réinvestir à 100 % dans notre capacité de production : filature aujourd’hui, hectares de mûriers demain », justifie le dirigeant, qui précise que moins de 10 % de ses clients se trouvent à l’étranger. Pour l’heure, l’entreprise ne compte pas de salarié, mais travaille avec des partenaires réunissant les différents métiers de la sériciculture. Une première embauche est actée pour cet été.
Jules Mestre

© : Saint Loup

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Source : https://www.touleco.fr/Saint-Loup-espere-tripler-ses-capacites-de-production-de-soie,52666