Immobilier : des prévisions 2026 revues à la baisse

Partager cet article

Avec moins d’acheteurs et moins de ventes que prévu à mi-parcours de l’année, les premières projections font état d’un petit cru pour l’immobilier en 2026. À Toulouse, les biens affichés au-dessus de 500.000 euros sont les plus impactés. À l’inverse, les primo-accédants en profitent.

Quel bilan pour l’immobilier à la fin de ce premier semestre 2026 ? Les experts sont unanimes, malgré un premier trimestre actif, le déclenchement de la guerre en Iran a coupé l’élan de la reprise amorcée en début d’année. « Nous sommes sur une activité en pente douce. Seuls les petits prix jusqu’à 300.000 euros se vendent en ce moment », constate Lydie Rodriguez, la présidente de la Faim de Haute-Garonne.

Un ressenti visible dans les avant-contrats signés par les notaires du département entre le 1er mars et le 31 mai 2026. Ils font état de prix médians stables pour les appartements anciens, à 3370 euros/m2 (+1,1 % depuis un an). En revanche, ceux des maisons, à 366.300 euros, sont en baisse de 4,9 % depuis un an et même de 7,3 % par rapport aux trois mois précédents. Sur le terrain, les illustrations ne manquent pas, de la Côte Pavée en passant par les quartiers huppés de l’hypercentre et les banlieues résidentielles recherchées. « Les prix se sont corrigés et les clients n’hésitent plus à se reporter vers le château de l’Hers ou Soupetard pour trouver des maisons en dessous de 400.000 euros », note Laurent Maurel, de l’agence Century 21 Cote Pavée. Même constat pour son homologue de Tournefeuille. « Au-dessus de 600 000 euros, je ne vends plus une seule maison », constate Frédéric Sayous, de l’agence Century 21 Open Immo.

C’est aussi le cas à Toulouse, où même les valeurs sûres d’autrefois ne le sont plus. « Le marché des appartements familiaux est à la peine », pointe ainsi Ophélie Bonillo de l’agence OBM. « Exemple ce bel appartement haussmannien de 115 m2 entièrement rénové dans le quartier du Capitole, ne s’est vendu « que » 4700 euros/m2, après négociation. Impensable il y a quelques années. » Dans ce contexte, les petits budgets profitent eux, de conditions de crédits correctes. « Les taux ont même baissé ces dernières semaines, aux alentours de 3,10 % sur 20 ans et 3,20 % sur 25 ans, à la faveur des primo-accédants », relève Nicolas Puglièse, directeur régional Cafpi Occitanie.
Béatrice Girard

Sur la photo : Même dans les quartiers recherchés de Toulouse, les appartements se négocient à la baisse. Crédit : Hélène Ressayres-ToulÉco.

Réagir à cet article

Source : https://www.touleco.fr/Immobilier-des-previsions-2026-revues-a-la-baisse,52743