Au départ, HBF est une société de distribution qui commercialise ses produits dans les rayons du bricolage et de l’équipement de la maison. Mais, peu à peu, l’entreprise change de nature. « Nous sommes devenus une société industrielle », résume Florent Fochesato, directeur général du groupe depuis 2019. Ce virage est au cœur de son identité. HBF conçoit désormais ses propres produits, du sourcing au design, avec des partenaires en Europe et en Asie. Six marques structurent son offre sur l’installation électrique, le branchement, la domotique, l’éclairage, le génie climatique et les nouvelles énergies. Des produits qui se veulent accessibles pour le consommateur final, dans une recherche du meilleur rapport qualité / prix.
Dans un département où les grandes entreprises industrielles restent rares, l’entreprise de taille intermédiaire (ETI) HBF, avec son entrepôt de 15.000 m2, fait figure d’acteur singulier. Son siège demeure à Mazères, mais le groupe s’est organisé en France comme à l’international, appuyé sur un actionnariat chinois. Il revendique une culture de l’agilité, nourrie par l’écoute des usages : vieillissement de la population, habitat qui évolue vers davantage de confort thermique ou encore développement d’accessoires pour les véhicules électriques.
Cap sur l’innovation
Pour Florent Fochesato, l’innovation n’est pas un supplément d’âme, c’est une condition de survie. « Sur un marché concurrentiel, il faut adapter l’offre à la demande », explique-t-il. Le groupe a ainsi lancé plusieurs nouveautés : des prises renforcées pour véhicules électriques, des projecteurs techniques, des appareillages étanches ou encore les multiprises de bureau. Cette dynamique s’appuie sur un pôle recherche et développement et un pôle marketing réunissant une vingtaine de collaborateurs, sur les 250 que compte l’entreprise. L’objectif est de mieux maîtriser la chaîne de valeur et de proposer des produits différenciants sur le marché de l’énergie électrique.
Dans un environnement international incertain, la taille devient un enjeu économique. Le projet CAP 2030 fixe un objectif de chiffre d’affaires de 150 millions d’euros, notamment grâce à des opérations de croissance externe. Une croissance qui devra composer avec la responsabilité environnementale. À travers « HBF Positive », l’entreprise veut en effet réduire de 25 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Plastiques recyclés, packagings éco-conçus, suppression du plastique dans les emballages ou prises murales biosourcées Natura dessinent déjà une trajectoire.
Valérie Ravinet
Sur la photo : Le siège ariégeois de HBF. - Crédit : DR.
