Les salariés de l’usine Bosch Rodez se rangent au côté de la direction

Alors que le bras de fer se durcit entre la direction de Bosch Rodez et les syndicats autour des négociations dans le cadre du plan de départs volontaires (PVD), les salariés ont pris la parole via un vote. À la demande de l’intersyndicale Sud-CGT-CFE-CGC , ils étaient invités à répondre à une question essentielle : « Êtes-vous pour la création d’un fonds de réserve proposée par la direction pour éviter les licenciements contraints ? »

Sur 894 votants, 54% d’entre eux ont approuvé cette décision assortie d’une promesse de la direction : pas de licenciement contraint avant 2027.
Ce fonds de réserve de 7,5 millions d’euros serait constitué à partir de trois leviers, selon Sud : la modération salariale lors de la négociation annuelle obligatoire, le gel du budget du Comité social et économique (CSE) et la baisse de l’intéressement.

« On ne va pas tout accepter », prévient Jérôme Pouget, de retour à la table des négociations.
En mars dernier, la direction de l’équipementier, spécialisé dans la fabrication de buses d’injecteurs diesel, avait annoncé la réduction drastique des effectifs passant de 1250 postes à 500 en 2025. Les négociations sur l’accord de transition avaient alors démarré de la mi-juin à la mi-juillet, avant que les syndicats claquent la porte. Le point de crispation concernait l’engagement de la direction à ne pas procéder à des départs contraints jusqu’en 2025, contre 2027 comme le réclamaient les syndicats.
A.S.

Réagir à cet article

Source : https://www.touleco.fr/Les-salaries-de-l-usine-Bosch-Rodez-se-rangent-du-cote-de-la,32053