C’est en grande pompe que PrintOclock a fêté ses 18 ans. Quelques mois après l’acquisition de la société héraultaise Maingauche basée à Saint-Jean-de-Védas, acteur du textile personnalisable BtoB, le spécialiste toulousain de l’impression en ligne a inauguré, en ce jeudi de fin septembre, un spacieux nouveau siège social de 7000 mètres carrés au centre de Gros Larrieu, en périphérie de Toulouse. Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, ainsi que les représentants des syndicats patronaux locaux (Medef 31, Les Entrepreneurs Haute-Garonne) ont fait le déplacement.
Le nouveau bâtiment, dont 4000 mètres carrés restent disponibles pour des activités futures, est situé à proximité de l’atelier historique de PrintOclock, qui s’étend lui sur 1700 mètres carrés et qui est conservé. L’achat du nouveau siège a nécessité un investissement de 5 millions d’euros. Par ailleurs, le groupe occitan a investi 2 millions d’euros, ces dix derniers mois dans de nouveaux équipements. 10 % de cette somme proviennent d’une subvention d’équipement de la Région Occitanie au titre du fonds européen Feder.
« Le secteur de l’imprimerie est globalement en décroissance. Nous avons su innover et avons enregistré une croissance de plus de 38 % entre 2018 et 2025. Notre chiffre d’affaires, en hausse de 15 %, a dépassé les 23 millions d’euros en 2026. Nous visons un quasi-doublement de notre chiffre d’affaires à l’horizon 2030, soit plus de 40 millions d’euros. Notre objectif est de devenir une entreprise de taille intermédiaire (ETI) », indique Antoine Roux, le président et fondateur de PrintOclock. Pour le moment, le groupe occitan revendique 160 collaborateurs, dont 90 salariés sur Toulouse. Des embauches sont prévues prochainement dans plusieurs de ses services (services généraux, développement informatique, suivi de clientèle, etc.).
« L’IA doit être au cœur de notre développement et de celui de tout le territoire occitan »
Dans les mois et années qui viennent, PrintOclock veut poursuivre les investissements dans ses équipements technologiques (montée en gamme de l’outil de production avec automatisation et robotisation de certaines lignes de productions, introduction de l’IA dans nombre de ses processus internes). « L’IA doit être au cœur de notre développement, mais aussi de celui de tout le territoire occitan. Sur ce sujet, comme sur celui de la robotique, nous avons notre carte à jouer. Cette fois, contrairement au moment de l’explosion d’Internet, il ne faut pas rater le coche », considère Antoine Roux.
Le fondateur de PrintOclock, bien qu’il ne « ferme pas la porte à de nouvelles croissances externes », pense que le développement de son groupe « se fera d’abord par des investissements et de la croissance organique ». Pour l’épauler, il peut compter depuis juillet sur Philippe Nogues, son nouveau directeur général. Celui-ci a un parcours de dirigeant dans les secteurs de l’impression et du textile BtoB. Il était jusqu’alors directeur des ventes internationales de Solo Group, spécialiste européen de la distribution de prêt-à-porter personnalisable. Il est à la fois le directeur général de Maingauche et de l’unité de production toulousaine de PrintOclock. Signe de l’égale importance donnée aux deux centres de production du groupe occitan.
Matthias Hardoy
Sur les photos : Antoine Roux lors de l’inauguration du nouveau siège de PrintOclock, au centre de Gros Larrieu, en périphérie de Toulouse, rue Gaston Evrard. En bas : En compagnie du président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc lors du coupé de ruban. Crédit : Rémy Gabalda - ToulÉco.


