À Toulouse, l’immobilier a raté sa rentrée

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Dans la Ville rose, promoteurs, agents immobiliers et spécialistes du bâtiment font front commun dans un contexte compliqué. En effet, si les prix du marché se maintiennent, les acheteurs ne sont pas au rendez-vous et les grands chantiers, qui soutiennent habituellement le secteur, se font attendre.

À sept mois d’une échéance électorale majeure qui risque de détourner momentanément les acheteurs du sujet immobilier, le marché atone suscite l’inquiétude parmi les différents acteurs de la profession. « Je n’aime pas du tout cette rentrée. On a beau être sur tous les fronts, il ne se passe pas grand-chose… », souffle un agent immobilier toulousain. « On souffre, mais on tient », résume aussi Sébastien Benet, le président adjoint de la Fnaim Garonne-Gascogne. Selon ce réseau, 17.000 ventes ont été perdues dans l’ancien dans toute la France entre février (début de la guerre au Moyen-Orient) et avril 2026, et la rentrée n’a pas inversé la tendance. De quoi doucher les espoirs de reprise. Seule bonne nouvelle, les prix moyens restent stables à 3076 euros/m2 sur l’ensemble des communes de la métropole toulousaine et 3457 euros dans Toulouse intra-muros.

Les nouvelles ne sont pas meilleures dans le neuf. « Les promoteurs ont le moral en berne. Ils ne signent plus beaucoup de terrain et plus trop de permis », observe Stéphane Aubay, vice-président de la FPI Toulouse Occitanie et président de Green City Immobilier.

2027 sera catastrophique pour le logement

Selon les derniers chiffres de l’Observer de l’immobilier toulousain, les ventes totales de logements neufs ont chuté de 21 % dans l’aire urbaine depuis le début de l’année par rapport à l’année précédente. « 2025 était déjà une année épouvantable. 2026 ne sera pas meilleure et on imagine que 2027 sera catastrophique, faute de réserves pour relancer la production », craint Mickael Merz, le président de Sporting Promotion.

Dans cet écosystème dégradé, l’effet domino touche les entreprises du bâtiment. « Le secteur du logement représente normalement 30 % de notre activité. Or, en ce moment, il est insuffisant pour nos entreprises. On l’estime 30 % en dessous de la moyenne », pointe Mathieu Roudié, le président de la FBTP de Haute-Garonne. Autre inquiétude pour le représentant du secteur, les grands chantiers publics, certes annoncés, ne démarrent pas. « Pour nos adhérents, une majorité de TPE et PME, le carnet de commandes est déjà consommé. Ils ne pourront plus attendre très longtemps. »
Béatrice Girard

Sur la photo : Le manque de perspectives dans le bâtiment et l’immobilier en cette rentrée inquiète les professionnels du secteur. Crédit : Hélène Ressayres - ToulÉco.

P.S. :

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Source : https://www.touleco.fr/A-Toulouse-l-immobilier-a-rate-sa-rentree,53585