De la difficulté de transmettre son entreprise

Partager cet article

Pierre 61 ans tente de vendre son entreprise depuis plusieurs mois. Les acheteurs vont et viennent et au final rien n’avance : le prix est trop élevé, les risques trop importants, les chiffres du bilan non conformes à l’activité….. Et plus le temps passe plus Pierre se décourage et plus son entreprise rencontre des difficultés. Partant de cette réalité, Françoise Gimeno, dirigeante de D’oxygène², invite les chefs d’entreprise à anticiper et s’interroger sur la transmission future de leur entreprise.

Pourquoi s’intéresser à la transmission ?
2000, 4000, 6000, 8000… qui connait le nombre d’entreprises à vendre en France chaque année ? Nous sommes simplement sûrs du fait que la démographie des dirigeants laisse penser à un accroissement de l’offre d’entreprises à céder. Contrairement à d’autres pays, une bonne partie de l’offre est cachée. Sur 2,9 millions d’entreprises en France, 2,7 ont moins de 10 salariés. C’est dire que la phase de transmission peut avoir un impact économique important et que chacun d’entre nous peut être directement ou indirectement concerné. Préparer la transmission de son entreprise est essentiel, chaque dirigeant peut le faire.
Mieux vaut anticiper et faire en sorte que son entreprise, soit « cessible », et ce dès aujourd’hui !

Comment s’y préparer ?
Voilà un exercice que nous conseillons de mener. Penser devoir vendre sa maison, sa voiture, son entreprise, c’est entreprendre des démarches de mise au point vis-à-vis de soi même, de ce qu’on possède, qui permettent d’avancer. Très souvent cela implique de prendre du recul, d’être plus objectif, de se donner un but pour entreprendre des améliorations, des changements.
Voici quelques questions que je vous propose de vous poser simplement : Achèterais-je aujourd’hui mon entreprise ?
Si je devais céder mon entreprise, que devrais-je faire pour la rendre plus attractive ?...

Est-ce un étape facile à vivre pour un chef d’entreprise ?
La transmission implique un changement important, une séparation, voire un deuil. Se préparer émotionnellement est vivement conseillé au dirigeant. Bien vendre sa société ne se résume pas par en retirer un bon prix. C’est aussi trouver le bon repreneur, celui qui saura poursuivre le geste. Trouver la personne qui aimera sa société, la personne qui pourra conserver et accompagner les hommes qui la constituent.
Transmettre n’est donc pas si facile, ni du côté de l’acheteur, ni du côté du vendeur.
Lorsque de part et d’autre, la décision de vente et d’achat est prise, commence alors un long parcours de négociation. Cette phase est souvent longue et chaotique car elle mélange à la fois les aspects techniques et émotionnels mais aussi la mise au clair de l’organisation, du fonctionnement, révélant un manque de préparation qui accentue les obstacles à franchir.

J’invite aujourd’hui les lecteurs de ToulEco à « transmettre » leurs expériences en commentaires ou dans sur le forum du site afin d’échanger et de débattre sur le sujet.

2 Messages

  • le 7 mars 2011 08:45

    Bonjour

    Il y a très peu d’entreprises à transmettre contrairement à ce qui est affirmé ici et là. La situation peut bien sur être différente à Toulouse et autour.

    Deux tiers des transmissions se font vers la famille ou les salariés et sur le tiers restant, plus de la moitié sont invendables (trop lié au domicile, activité vieillissante, prix trop élevé), si on y ajoute que les entreprises se « massifient » en permanence, rachat par un plus gros des dossiers intéressants, cela se réduit énormément.

    De par notre expérience, cela fait, grosso modo, réellement en vente, 5 à 10 entreprises par département. Un tiers seulement de ces vendeurs veulent confier leur vente à un cabinet spécialisé.

    L’Insee appuie ses chiffres sur un départ des entrepreneurs à partir de 55 ans, la plupart sont encore en place après 60, ce qui explique l’écart. Il y a de plus amalgame entre commerces et entreprises ce qui n’est pas du tout la même chose.

    Par contre, il y a effectivement beaucoup plus de repreneurs que de vendeurs, mais se pose dans ce cas, le problème de la formation, de l’expérience professionnelle et du financement.

    www.vivreaupays.pro

  • le 8 mars 2011 08:03

    Merci pour votre contribution.

    Votre site permet justement de mettre en relation vendeurs et acheteurs.

    Mon propos est centré sur la préparation à la cession.
    C’est vrai que nombre d’obstacles se dressent au moment de la reprise.
    Il est donc utile de faire en sorte que
    les transactions puissent se réaliser dans les meilleures conditions.

    Les retours que nous en avons montrent
    qu’au delà des aspects juridiques ou économiques, l’attitude des personnes en jeu est déterminante dans l’issue de la négociation.

    D’où l’idée de s’y préparer mentalement.

    Françoise GIMENO

Réagir à cet article

Source : https://www.touleco.fr/De-la-difficulte-de-transmettre-4006