« En Argentine, les PME sont très demandeuses d’étudiants européens »

Rémy Morisot, directeur général de mon-stage-en-argentine.com

Quel est l’objet de votre entreprise en Argentine ?
Nous décrochons des stages dans des entreprises argentines en priorité. Cela est beaucoup plus avantageux pour les étudiants qui cherchent l’immersion, et nous œuvrons contre le manque de main d’œuvre qualifiée dont souffre ce pays.
Nous vérifions les conditions de stages avant tout, et nous nous assurons que la cafetière et la photocopieuse restent loin ! Nous avons un rapport de professionnel à professionnel, par conséquent, nous disposons d’opportunités qui n’auraient pas abouties par
candidature spontanée...

Quel est l’intérêt pour un étudiant à passer par vos services ?
Nous sommes médiateur tout le long de la durée du stage, pour rappeler les droits et devoirs de chacune des parties, sous peine de sanctions (replacement du stagiaire en cas de problème coté entreprise, fin du stage en cas de mauvais comportement du stagiaire.) Nous appliquons les lois qui existent en Europe concernant le statut de stagiaire, bien que rien nous y oblige.
Nous restons un contact important en Argentine pour chaque étudiant
européen, évitant ainsi tous les pièges éventuels, sans pour autant
empiété sur les rôles des autorités légales ou consulaires.

Quelles sont les entreprises qui recherchent des étudiants en stage ?
Les PME-PMI sont très demandeuses de stagiaires européens, et pour ma part, il s’agit de la structure la plus formatrice pour eux. Mais le personnel y est souvent débordé, et ne dispose pas de beaucoup de temps pour former une personne, elles cherchent toujours une personne « prête à l’emploi », qualifiée, parlant couramment les langues et qui rapporte de l’argent a l’entreprise dès le deuxième mois...
Les multinationales quand à elles, sont impénétrables et
disposent de leur propre système de recrutement. Très souvent il
s’agit d’accords direct avec les écoles de commerces privée Françaises,
discriminant alors les élèves issus d’université dans leur recherche. Cependant, leurs sous-traitants techniques me contactent, désespérément, face au manque de main d’œuvre technique, et elles sont prêtes à leur proposer des salaires exorbitant !!!

Avec le recul, que pensez-vous des formations à Toulouse ?
Je pense réellement que Toulouse est une ville qui « bouge » et je me
souviens encore de mes longues discutions orientées très international
entre amis dans les couloirs de Université des Sciences Sociales...
Je pense cependant que cette optique est envisagée différemment suivant les formations, un étudiant en école de commerce se retrouve presque obligé de partir contrairement à l’élève de faculté.

Lorsque on lit les commentaires des formations des écoles, il est écrit :
"un stage à l’étranger d’une durée minimum de 3 mois sera à effectué
pour valider votre année" (avec une petite astérisque : ce stage pourra
être effectué, uniquement sous conditions particulières, en France.)
Implicitement, moi je vois ici une obligation sous peine d’être pénalisé...

Suivant certaines sections, je pense que l’on peut être attiré de façon
différente à tenter l’aventure. Ainsi, mes cours de politique,
géopolitique et entre autre économie internationale m’ont amené à
voyager à travers mes révisions. On compare tous les pays et on les
étudie en détails pour au final avoir envie d’aller les voir soi-même.

Je suis presque sûr que des étudiants issues de sciences politiques
partagent ce même sentiment...
Quoi de plus jouissif pour un étudiant de science éco que de se
retrouver dans un pays qui se relève d’une crise économique ???
Recueillis par M.V.

Sur la photo : Rémy Morisot au centre, entouré de Philippe Vinogradoff, consul général de France en Floride et de Jean-David LEVITTE, conseiller diplomatique de l’Élysée. DR

Après des études de droit à l’université des Sciences Sociales à Toulouse, Rémy Morisot a réalisé plusieurs stages à l’étranger. Il a finalement lancé sa propre entreprise. Intitulée « Mon stage en Argentine », elle propose de faciliter les échanges entre les entreprises de ce pays et les étudiants européens.

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Source : https://www.touleco.fr/En-Argentine-les-PME-sont-tres-706