L’idée business du mois : comprendre les codes de bonne conduite

Emmanuelle Beniflah, formatrice et coach marketing pour les petites entreprises, sélectionne pour ToulEco, chaque mois, une de ses idées vitaminées pour créer un business.

D’où vous est venue cette idée de code de bonne conduite ?
Quand on est invité pour la première fois chez ses beaux parents ou à une soirée mondaine, le stress monte peu à peu : Quelle tenue porter ? De quoi vais-je parler ? Arrivé à table, quel couteau utiliser ? Quand le repas est terminé, faut-il poser les couverts sur l’assiette ou sur la nappe, au risque de la tacher ? Pire encore, que faire si on nous sert du homard ou des escargots, comme à Julia Roberts dans Pretty Woman ?

Autre exemple de code de bonne conduite : la bise. Dans le cadre professionnel, il faut sans cesse pouvoir choisir entre la poignée de main ou la bise, mais aussi entre le vouvoiement et tutoiement ! Mais quels sont les critères ? L’âge ? Le sexe ? Le niveau hiérarchique ? L’ancienneté ? Le degré de connaissance ? Ou encore le contexte ?
Autant de situations à apprécier plusieurs fois par jour, au risque de froisser son interlocuteur et qui peuvent s’avérer difficiles à évaluer pour un étranger.

Concrètement que suggérez-vous ?
Il faut pouvoir proposer une offre de formation aux bonnes manières en société, à table comme au travail, avec des jeux de rôles filmés. Ces mises en situation seront rendues possibles grâce à des partenariats avec des fabricants ou des distributeurs d’art de la table, qui contre de la publicité sur le site internet de l’entreprise pourront fournir gratuitement la vaisselle nécessaire.
Au-delà de ces formations généralistes, il serait intéressant de développer des stages plus spécifiques, pour des situations particulières : entretien d’embauche, décès dans l’entreprise...
Ces stages doivent être ouverts aux étrangers, friands des us et coutumes français.
Le site web dédié à ces formations doit proposer de nombreuses ressources par thèmes, la vente de manuels spécialisés, une newsletter et surtout une offre riche de vidéos et de formations en e-learning, pour les clients géographiquement éloignés.

Votre conseil « vitaminé » pour cette idée business ?
Il faut pouvoir adapter les formations aux codes de bonne conduite de chaque pays. En effet, pour les voyages d’affaires, le personnel des entreprises doit travailler avec des étrangers et parfois, les enjeux sont tels qu’on ne voudrait pas risquer de faire échouer les négociations d’un contrat, parce que notre commercial s’est conduit de façon honteuse en se mouchant devant les clients coréens.
Pour utiliser leurs heures de DIF, les cadres français qui veulent conforter la dimension internationale de leur CV, pourraient ainsi suivre des formations animées par des natifs. Ces formations pourraient également être ouvertes aux particuliers qui désirent voyager à l’étranger plus intelligemment.

Retrouvez la fiche pratique de l’idée du mois sur le site d’Emmanuelle Beniflah.

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Source : https://www.touleco.fr/L-idee-business-du-mois-comprendre-5915