ToulÉco

Publié le dimanche 9 juillet 2017 à 18h51min par Isabelle Meijers

Nexess choisit Toulouse pour sa troisième implantation nationale

Pour capter des clients de l’aéronautique civile, le leader des objets connectés industriels, Nexess, ouvre un bureau à Toulouse. Avant une prochaine levée de fonds majeure pour financer son déploiement à l’international.

Après les bureaux de son siège à Mougins puis ceux de Paris ouverts en 2015, c’est au tour de Toulouse d’accueillir une antenne du leader national des objets connectés dans l’industrie. Expert en solutions RFID (ou puces détectables à distance), Nexess propose une traçabilité à 100% des équipements ou objets connectés des industriels. Assurer un suivi des stocks de matériel, connaître un inventaire en temps réel, gérer la rotation des pièces de rechange font partie des services proposés.

Se développer auprès des industries de l’aéronautique civile

« Nous cherchons à avoir le portefeuille clients le plus diversifié possible, sans dépasser 25% du chiffre d’affaires chacun. Déjà très présents auprès des industries de l’énergie, nucléaire ou thermique, nous souhaitons conforter notre position dans l’aéronautique, notamment l’aviation civile commerciale pour la gestion des outillages, alors que nous comptons déjà Dassault, Safran, Thales ou Airbus Defence and Space comme clients. D’où l’intérêt d’une implantation à Toulouse où le bureau devrait représenter une quinzaine de personnes d’ici trois ans », explique Frédéric Galtier, directeur général et fondateur de Nexess en 2009.

Expansion internationale

Résultat d’un essaimage stratégique d’EDF, Nexess a déjà levé 3,5 millions d’euros en deux tours de table, l’un en 2010 et l’autre en 2013. Soutenu par Seventure Partners, filiale de Natixis, et Paca Investissement, fonds régional de Paca, pour sa deuxième levée de fonds, Nexess devrait à nouveau faire appel à du capital investissement pour financer son développement international.

La société a déjà entamé sa restructuration en nommant en mai 2017 Hervé Machenaud, ancien numéro 2 du groupe EDF, comme président de son conseil d’administration. « Les Etats-Unis et l’Asie sont nos prochains marchés cibles. L’export devrait représenter d’ici trois ans près de 30% de notre chiffre d’affaires », explique Frédéric Galtier. L’objectif est de maintenir le rythme actuel d’hypercroissance du chiffre d’affaires, de l’ordre de 45% annuellement, qui atteint 3 millions d’euros en 2016 pour 30 personnes.
Isabelle Meijers

Sur la photo : Frédéric Galtier, directeur général de Nexess, a travaillé seize années dans le nucléaire chez EDF avant de créer Nexess. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco