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Publié le mercredi 30 août 2017 à 19h30min par Philippe Font

Toulouse-Blagnac se prépare pour entrer dans le top 5 des aéroports français

article diffusé le 28 juin 2017

Engagé dans d’importants travaux d’agrandissement, l’aéroport Toulouse-Blagnac devrait accueillir 12 millions de passagers par an en 2022 ou 2023. Ce qui le place au coude à coude avec ceux de Marseille et Nice. L’ouverture d’une ligne vers la Chine est également envisagée.

Les actionnaires de l’aéroport Toulouse-Blagnac voient grand. La pose de la première pierre d’un nouveau complexe, ce mercredi 28 juin, marque le début des travaux d’extension de la plate-forme aéroportuaire. Avec cette action, ses dirigeants affichent leurs ambitions de faire entrer le site toulousain dans la cour des grands.

La reconfiguration du hall D, la construction d’une jetée de 2500 m2 qui permettra l’embarquement des passagers des compagnies low-cost et la réorganisation de la zone commerciale font partie des projets qui verront le jour entre mars et novembre 2018 pour un montant de 30 millions d’euros. A cela s’ajoute la construction d’un hôtel quatre étoiles porté par le groupe NH Hotel pour un budget de 20 millions d’euros et qui ouvrira ses portes en septembre 2018.

18 millions de passagers en 2046

« Nous sommes dans un développement raisonné de l’aéroport, le développement se fait en fonction de l’évolution du trafic et de l’environnement urbain », rappelle Anne-Marie Idrac, présidente du conseil de surveillance d’Aéroport Toulouse-Blagnac. Avec plus de 8 millions de passagers en 2016, l’objectif d’atteindre les 9 millions en 2017 et un cap à 12 millions d’ici cinq ans, la société maintient le rythme. Elle enregistre une croissance de fréquentation à deux chiffres grâce notamment à la dynamique des compagnies low-cost qui dopent le trafic passager.

Casil Europe, l’actionnaire chinois représenté par Huabing Wang, et engagé dans la concession jusqu’en 2046, souhaite développer l’aéroport afin d’en faire une plate-forme aéroportuaire de premier plan au niveau européen voire mondial. Les projections des passagers prévoient en effet un trafic de 18 millions de personnes en 2046, ce qui obligerait les actuels actionnaires à envisager des travaux d’extension supplémentaires « sur des réserves foncières qui sont déjà préemptées », souligne Jean-Michel Vernhes.

Alors que l’offre de plusieurs destinations a enrichi cette année le catalogue de l’aéroport, des vols directs vers la Chine pourraient également être ouverts à l’été 2018, vers Jinan, capitale de la province de Shandong, une région qui compte pas moins de 100 millions d’habitants. De quoi booster encore un peu la cadence.
Philippe Font

Sur la photo : Les actionnaires d’ATB, réunis autour d’Anne-Marie Idrac, ont posé la première pierre de l’extension de l’aérogare. Crédits : Guillaume Serpault - ATB

Vers un schéma régional des aéroports ?

Didier Codorniou, vice président de la région Occitanie, a affirmé que le conseil régional réfléchissait à l’élaboration d’un schéma afin de développer le potentiel économique et l’attractivité des aéroports régionaux. Plusieurs sites connaissent actuellement des difficultés de financement. Ce plan de développement devrait voir le jour avant la fin de l’année 2017.

5 Commentaires

  • Le 31 août à 09:55 , par gutierrez christian

    Dans cet article le problème des riverains ne sont pas pris en compte. L’accroissement des passagers s’accompagne de celui des vols survolant notre agglomération, Il faudrait prendre en compte les nombreuses études sur les conséquenses des nuisances aériennes sur la santé des riverains avant d’envisager une augmentation du trafic, ce sont plus de 100 000 riverains qui en subissent les conséquenses. Alors se pose une question que vaut la santé des riverains au regard de l’expansion économique de l’aéroport ?

    • Le 2 septembre à 14:18, par Henri STREF

      C’est toujours la même chose… Les aéroports ont été implantés dans des zones non habitées ou presque pas… Et qu’observons nous depuis 30 ou 40 x ans… ? Des promoteurs qui avec la complaisance des maires locaux construisent à tout va autour des aéroports.

      Tout acquéreur est conscient de sa décision… Et voilà qu’ils manifestent leur mécontentement.. ! Et il faudrait aussi les indemniser pour les « soit-disantes nuisances »… ! c’est se foutre de la gueule du monde !!

      Alors ce genre de remarques et de protestations de la part de ces fameux riverains, ça ne me fait ni chaud ni froid. D’autant qu’il faut le savoir, les réacteurs modernes sont de plus en plus silencieux et à l’avenir il seront silencieux . Le bruit généré dans leurs banlieues par les véhicules de ces riverains et surtout par les pétrolettes de leur rejeton sont 10 x fois plus nuisibles en terme de décibels bruyants que les avions modernes..

      Alors Ras le Bol de ces « Rigolos » ! Sujet suivant SVP…

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      • Le 2 septembre à 16:03, par BORRAS

        Monsieur Stref,

        Pour vous convaincre, il faudrait vous inviter dans mon jardin pour un apéro entre 18 h 30 et 20 h. Vous verriez les résultats concrets de la gêne sonore et surtout les résultats assourdissants de ces moteurs tellement silencieux. Mais je ne suis pas sur que vous soyez convaincu car en fait, il faudrait, selon vous, que nous partions pour laisser la place à une plateforme internationale d’avion. L’enclavement de Blagnac est historiquement prêt du centre ville de Toulouse, les avions survolent 100 000 personnes et nous devrions donc nous taire ou partir.
        Et bien nous ne partirons pas et nous n’allons pas nous taire. Je suis né à Toulouse (rive-gauche de la Garonne comme dans la chanson), j’y ai grandi et je compte bien y rester. Et je compte tout autant exiger, comme me le permet mon statut de citoyen français (même si je suis issu de l’immigration comme bon nombre de mes voisins, je suis bien un citoyen) pour faire valoir mes droits, y compris celui de réclamer que l’aéroport de Toulouse soit contraint dans le nombre de vol en journée et qu’un arrêt total des vols soit imposé la nuit (pour le vols de nuits, ni plus ni moins qu’à Orly qui n’est pas vraiment un petit aéroport …). Et je ne me prive pas non plus de remarquer que cet article fait mentir M. Valls et Macron qui, au moment de la décision de privatisation, ont assuré que les riverains seraient pris en compte et qu’on allait pas vers un hub. Menteur ministre, menteur président, tout est normal en démocratie.
        Pour l’apéro, je plaisantais, en fait, je n’invite que des amis et vous n’en faits pas partie.

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  • Le 31 août à 18:00 , par Beer-Demander Chantal

    Depuis longtemps, les associations s’appuient sur de multiples études épidémiologiques attestant l’impact sanitaire néfaste du trafic aérien. Elles œuvrent pour la protection de la santé des populations survolées, mais en France, les pouvoirs publics tardent à prendre les mesures nécessaires à la protection des populations. L’aspect économique en termes de créations d’emplois emporte souvent la décision . Or , on n’a jamais internalisé les coûts externes du transport aérien, c’est à dire faire payer au responsable une indemnisation pour compenser les nuisances qu’il fait subir à la collectivité.
    Les riverains des aéroports français survolés à moins de 2.000 mètres sont tous malades du bruit et de la pollution atmosphérique générés par le trafic actuel : nous faisons face à un futur scandale sanitaire global et à Toulouse que l’on pourra bientôt appeler Orly sur Garonne , on s’achemine vers ce scandale/ 100 000 personnes chaque jour sont confrontées à la pollution atmosphérique croissante des Nox et autres polluants et du bruit sans cesse croissant avec le trafic qui augmente jour et nuit ( plus de 20 vols chaque nuit entre 22 heures et 6 heures du matin ).
    Alors imaginer que l’on puisse doubler le trafic sur cet aéroport est tout simplement criminel

    Je souhaiterais pouvoir en tant que présidente du CCNAAT et de l’UFCNA avoir un droit de réponse dans votre journal

  • Le 3 septembre à 10:42 , par Denou

    Le nombre de mouvements d’avions a diminué à Blagnac en plus de 15ans (2016 comparé à 2000) vous pouvez vérifier sur Wikipedia

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