ToulÉco

Publié le mercredi 4 décembre 2019 à 17h30min par Agnès Fremiot

Toulouse, future capitale de l’e-sport

En 2022, Toulouse devrait accueillir dans le quartier des Argoulets l’Icone Arena, gigantesque complexe de 16.000 m2 dédié entièrement à la discipline du e-sport. Preuve de l’engouement de la région pour cette discipline sportive émergente.

Plutôt confidentiel jusque-là, le sport électronique, plus connu sous l’appellation e-sport, connaît un véritable boom depuis deux ans, avec un chiffre d’affaires en croissance de 20 % en moyenne par an. Les dotations des jeux les plus populaires sont déjà supérieures à celles de tournois majeurs du circuit traditionnel, 30 millions de dollars pour Fortnite par exemple. « Le jeu vidéo est la première industrie culturelle en France », note Boris Bergerot, le PDG de Stakrn, entreprise montpelliéraine spécialisée dans la promotion du sport électronique. « L’argent généré par l’e-sport (un peu plus d’un milliard d’euros cette année, NDLR) provient aussi bien du sponsoring, de la publicité que du ticketing », poursuit-il.

Et comme dans le sport traditionnel, il existe autant de disciplines que de jeux vidéos compétitifs. La région est en pointe sur le sujet avec une centaine d’entreprises liées à cette activité et plus de 600 emplois induits. La présidente du conseil régional Occitanie Carole Delga a d’ailleurs affiché clairement son ambition : « Je souhaite faire de l’Occitanie la première région e-sport de France. » Une volonté qui sera confortée par l’implantation en 2022 dans le quartier des Argoulets à Toulouse de l’Icone Arena, gigantesque complexe de 16.000 m2 dédié entièrement à la discipline.

Il accueillera un incubateur de start-up, une école de formation aux métiers de l’e-sport, un centre de performance dédié aux athlètes et cyber-athlètes et de nombreuses autres structures vidéoludiques. « L’idée est d’en faire un pôle d’attractivité, qui intéressera aussi bien le grand public que les entreprises pour des actions de team-building ou du business », complète Boris Bergerot, maître d’oeuvre du projet. De quoi permettre à la région de s’imposer comme le « boss » du secteur !
Agnès Fremiot

Sur la photo : la Ville rose accueille régulièrement des finales de e-sport. Crédits : DR.