Apporter de nouvelles sources de revenus aux agriculteurs. Tel est l’objectif du projet européen Fermaval [1]. Financé dans le cadre du programme interrégional Espagne-France-Andorre Poctefa, il réunit des acteurs français et espagnols, dont l’École d’Ingénieurs de Purpan. Le projet cherche « à valoriser des ressources agricoles et agroalimentaires peu ou mal exploitées (lactosérum issu de la transformation fromagère, fruits et légumes déclassés, légumineuses et céréales, etc.) grâce à la fermentation ». Fermaval explorera notamment « le développement de boissons fermentées, de produits fermentés solides, d’alternatives aux produits laitiers et de produits hybrides mêlant ressources végétales et laitières ».
Un projet européen qui réunit de nombreux acteurs
Le projet, qui durera jusqu’en 2028, est dans sa première phase. Grâce au travail acharné de Shagi Dubédat, chargée de projet transfrontalier, Fermaval est peu à peu en train de se faire connaître du monde agricole et agroalimentaire. « Nous voulons faire savoir, repérer besoins et attentes d’abord. Pour, dans un deuxième temps, développer technologiquement des initiatives dans les territoires. La dernière étape sera d’industrialiser les différents processus sur lesquels on aura travaillé », indique l’enthousiaste Gwénaëlle Jard.
« Nous, École d’Ingénieurs de Purpan [2], sommes les chefs de file. À nos côtés, les principaux partenaires sont Leartiker, centre technologique situé au Pays basque espagnol spécialisé en R&D appliquée au développement d’aliments et de boissons, l’Area Occitanie, association régionale des entreprises alimentaires [3] et la CETT, école barcelonaise dédiée au tourisme, à l’hôtellerie et à la gastronomie.
Le coût total du projet est de 850.000 euros, financé à 65 % par le Fonds européen de développement régional (Feder) », détaille Gwénaëlle Jard, enseignante-chercheuse en biochimie alimentaire, sciences agroalimentaires et nutrition, et responsable scientifique du projet. D’autres acteurs comme le Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises et la laiterie bio ariégeoise Biochamps, sont mobilisés pour un projet qui concerne cinq départements français (Pyrénées-Orientales, Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées et Pyrénées-Atlantiques) et deux communautés autonomes espagnoles (Catalogne et Pays Basque).
Matthias Hardoy
Sur la photo : Des membres du projet Fermaval lors d’une visite d’une exploitation agricole.// Gros plan sur une tomate lors de cette même visite. Crédit : Martin Pla-Fermaval.

