Occitanie. OuiSnap n’est pas un cliché de start-up

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Hébergé à La Cité, OuiSnap propose des bornes photos digitales en location aux entreprises ou aux particuliers.

L’idée de OuiSnap est née au milieu du fleuve Amazone durant le road-trip de ses deux créateurs et a été maturée au pied des montagnes dans un chalet. Teddy Sockeel travaille pour une start-up qui loue des bornes photos en Colombie. Contraint d’en ramener une, un jour, par ses propres moyens, en bus, il réalise qu’elles sont encombrantes et qu’elles pourraient être mieux adaptées au marché. « Le stock de papier n’est pas illimité pour l’imprimante notamment », note le créateur. Son patron n’est pas convaincu par son idée de digitalisation du produit et à court de visa, le jeune homme quitte la start-up colombienne qui l’emploie pour poursuivre son aventure sud-américaine avec son meilleur ami et colocataire, Yann Pomarède. De retour en France, métamorphosés par leur voyage, les deux jeunes gens sont bien décidés à entreprendre. C’est ainsi, en résumé, que OuiSnap voit le jour.

Une borne made in France

La borne développée par la start-up permet de se prendre en photo lors d’un événement et de partager le gif animé réalisé avec son cercle de proches sur les réseaux sociaux. « Les utilisateurs deviennent ainsi les ambassadeurs de la marque, qui a installé la borne sur son événement et lui donnent de la visibilité », explique Teddy Sockeel. La clientèle de la start-up se compte principalement en BtoB (80 % de son activité). « Elle est proposée dans des boîtes de nuit, des restaurants, lors de rencontres sportives… » Des agences de communication la mettent à disposition de leurs clients. Le TFC ou le Stade toulousain comptent ainsi parmi les partenaires de la jeune pousse. L’entreprise compte deux agences à Toulouse et Montpellier ; l’équipe de Toulouse est basé au campus At Home de La Cité et l’équipe de Montpellier au Village By Ca.

Pour lancer leur activité, Teddy Sockeel et Yann Pomarède ont entièrement conçu les outils de fabrication, jusqu’à la fraiseuse à commande numérique, qui a permis à la première borne de voir le jour. « Nos 105 bornes ont été créées de A à Z par nos soins. Elles se fixent en quelques minutes sur un mur ou se posent sur un trépied. » Et c’est le bouche à oreille qui a porté leur activité. Dès son démarrage, la jeune pousse signe avec le Sziget Festival, un énorme festival européen qui a lieu à Budapest. « À ce jour, nous avons eu entre 500 et 600 clients. » L’entreprise ambitionne aujourd’hui de continuer son développement en France et en Espagne. « Nous avons un marché et énormément de perspectives et d’idées pour évoluer. Nous souhaitons avoir plus d’agences, plus de gros clients, plus de grosses boîtes. »
Agnès Fremiot

Sur la photo : l’équipe de Ouisnap. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco.

Son financement entièrement « bootstrappé »

« Pendant deux ans, nous avons fait le choix de ne pas nous rémunérer. L’investissement personnel a été lourd, mais nous avons vu le nombre de clients augmenter en même temps que le nombre de bornes », explique Teddy Sockeel. « Tout l’argent généré par la location a été réinvesti pour payer nos collaborateurs et faire grandir l’équipe. Nous n’avions pas de temps à accorder aux demandes de subventions, nous étions à fond sur le produit. Nous ne souhaitons pas lever des fonds. Il existe plusieurs modèles pour grandir : doubler sa masse salariale pour accélérer ou faire optimiser les ressources en interne. Nous misions sur la deuxième. Nous voulons faire grandir le noyau existant qui nous permet de continuer à vendre. Notre projet est de grandir, d’optimiser les ventes et l’organisation interne. »


Retrouvez l’intégralité de cet article dans le hors série Start-up : le Décodeur, édition 2020

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Source : https://www.touleco.fr/Occitanie-OuiSnap-n-est-pas-un-cliche-de-start-up,29311