Toulouse Francazal dévoile son plan de vol pour l’aviation d’affaires

L’un des leviers de croissance de l’aéroport de Toulouse Francazal est l’aviation d’affaires. Un point de passage aux frontières devrait être validé et homologué ce premier semestre 2020 pour accueillir des petits avions.

Le décollage est imminent. Ou presque. Au mieux, en juin. Des petits avions de dix-neuf places maximum en provenance d’Europe, et hors de l’Union européenne, transportant des responsables d’entreprise vont pouvoir décoller et atterrir sur les pistes de l’aéroport de Toulouse Francazal. Cette zone de 170 hectares est exploitée par la société d’exploitation de Toulouse Francazal (Sefta), détenue à 51% par le groupe d’ingénierie Edeis, à 39% par la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) et à 10% par la CCI de Toulouse. "On s’attend au premier semestre de cette année à une validation et à une homologation d’un point de passage aux frontières", explique Sabine Monties, la directrice d’exploitation de la plateforme aéroportuaire. "Ce qui permettra de générer du mouvement. On table sur 500 vols annuels d’ici trois ans".

Les pourparlers avec les services concernés de l’État ne datent pas d’aujourd’hui. En septembre 2018, la Sefta avait obtenu la mise en place d’un protocole avec la police aux frontières (Paf). Ce qui avait permis de lancer l’activité des vols d’affaires uniquement à l’intérieur de l’espace Schengen. L’aviation commerciale n’est pas concernée : elle reste, et restera, à Toulouse-Blagnac. 

Un plan d’investissement de 10 millions d’euros

Avec un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros en 2019, la société d’exploitation tire principalement ses revenus des locations de ses hangars. Cette ancienne base militaire loge sur place les 350 salariés de trente-cinq entreprises de l’aéronautique et de l’industrie telles que Tarmac Aerosave, ATR, Airplane, Safire, Easymile ou encore Hyperloop. "Il reste des terrains disponibles de l’ordre de 30 hectares", affirme Sabine Monties, qui assure être en contact "sérieusement" avec deux nouvelles entreprises, sans donner davantage de détail.

Pour proposer un aéroport à la hauteur de ses ambitions, Sefta s’est engagée dans un vaste plan de réhabilitation de ses infrastructures, avec un budget de dix millions d’euros. En 2019, la moitié de cette somme a été injectée dans la rénovation des bâtiments et des installations ( balisage et procédure d’approche), ainsi que pour la rénovation de l’aérogare. « En 2020, nous poursuivons notre plan d’investissement avec la rénovation d’infrastructures comme les taxiways et une station de ravitaillement ». 
Audrey Sommazi

Sur la photo : vue aérienne du site de Toulouse Francazal. Crédits : Société d’Exploitation de l’aéroport de Toulouse Francazal. - DR.

P.S. :

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