ToulÉco

Publié le mercredi 10 janvier 2018 à 20h57min par Audrey Sommazi

Restauration. « Nous allons lancer des distributeurs automatiques de sushis à Toulouse »

Vendre des sushis 40% moins chers que les restaurants japonais grâce à une production à grand volume. C’est le concept de Cyril Michaux, président-fondateur de Sushi’n’roll. Il ambitionne depuis l’Ariège de se développer partout en Occitanie. Entretien.

Cyril Michaud, comment vous est venue l’idée de créer votre société ?
En tant que cadre et manager dans un laboratoire pharmaceutique, je passais ma vie sur les routes. Je n’avais pas le temps de manger correctement. Et je me suis dis pourquoi pas le sushi ? C’est un produit nomade et simple à consommer.

Pourquoi avoir choisi le site d’Auzat pour votre installation ?
J’habite près d’ici et un local était disponible. Par ailleurs, le coût d’installation à Auzat, en zone de revitalisation rurale, était très accessible. J’ai aussi bénéficié d’aides diverses dont une de la Région à hauteur de 12.000 euros et un crédit à taux zéro de 30.000 euros. La surface de mon laboratoire, ou de mon usine à sushis, est de 170 m². Il est équipé de sept machines semi-automatisées importées du Japon. Semi car l’activité manuelle est maintenue : la main de l’homme est nécessaire pour rouler les sushis.

Pouvez-vous présenter votre activité ?
Avec une équipe de onze salariés, nous préparons entre 300 et 500 plateaux repas par jour. Nous les distribuons chez les commerçants, via l’installation de frigos en libre-service. Nous enregistrons déjà vingt-cinq points de vente en Ariège et nous envisageons de nous étendre à Toulouse, Perpignan et Narbonne en 2018, puis en Catalogne en 2019. Nous avons lancé une activité traiteur auprès des professionnels mais aussi des particuliers. Nous proposerons aussi nos plateaux de sushis dans les entreprises et les pépinières d’Ariège, puis à Toulouse mi 2018 en installant des distributeurs automatiques.

D’où viennent les produits ?
Le riz est américain, le wasabi et le soja proviennent du Japon. Pour le poisson congelé - à 70 % du saumon - je travaille avec trois fournisseurs, dont un français. Nous avons obtenu un agrément européen qui valide notre process de A à Z.

Au regard de vos ambitions, quel est votre modèle économique ?
Nous baissons les prix des sushis de 30 à 40% afin de toucher tous les publics, employés et cadres. Le premier tarif est établi à moins de cinq euros le plateau, le plus élevé à moins de douze euros. Nous pouvons nous le permettre car nous produisons du volume et nous n’avons pas de point de vente. Aussi, mes marges sont réduites par rapport à celles d’un restaurant. De plus, nous n’avons aucune concurrence en Ariège hormis trois points de vente. C’est la raison pour laquelle je suis agressif car je veux m’imposer. Tout est à faire.

Avec quels moyens financiers ?
Je veux rester seul actionnaire de mon entreprise dans laquelle j’ai investi en fonds propres.
Propos recueillis par Audrey Sommazi

Sur la photo : Cyril Michaux, président et fondateur de Sushi’n’roll, prévoit d’ouvrir un autre site semi-automatisé en 2019 à Perles-et-Castelet de 300 m², en Ariège. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco

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