Depuis Toulouse, baptême réussi pour l’Airbus A350F

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Le 29 septembre dernier, l’avionneur européen a fait décoller, pour la première fois de son histoire, un gros-porteur destiné à la logistique aérienne de fort tonnage. Après une campagne d’essais en vol de neuf mois, sa livraison​ est prévue au second semestre 2027.

C’était la foule des grands jours. Devant un parterre de clients d’Airbus, de fournisseurs, de cadres et d’un grand nombre de salariés placés en bout des pistes, ou devant leur écran à distance, le premier gros-porteur cargo d’Airbus, l’A350F​ (F pour freighter​ en anglais, fret en français) s’est élancé dans les airs en milieu de matinée, mardi 29 septembre. Quatre heures et dix minutes plus tard, le prototype du plus gros avion jamais construit par Airbus, équipé d’une porte latérale de plus de 4,3 mètres de large, atterrissait sans encombres sur les pistes de l’aéroport Toulouse-Blagnac.

Ce premier vol inaugural lançait ainsi la campagne d’essais en vol de cet appareil, qui va durer neuf mois. Dans la foulée, l’avion devrait être certifié par l’Agence européenne pour la sécurité aérienne (AESA) puis livré au second semestre 2027. Déjà, l’avionneur affiche 115 commandes de la part de quatorze clients, dont KLM, le géant français de la logistique CMA CGM ou encore Singapore Airlines.

Le transport de 111 tonnes de marchandises

Cet événement n’avait donc rien d’anodin. Car ce nouvel avion ouvre une nouvelle page dans l’histoire de l’entreprise, l’activité logistique étant perçue comme un recours face à un transport aérien bouleversé par un kérosène plus cher et des routes maritimes perturbées par le conflit au Moyen-Orient.

Et puis, l’avionneur européen s’attaque, avec cet engin, à un marché duquel il était absent : le fret aérien de fort tonnage était la chasse gardée de l’américain Boeing. L’A350F est présenté comme capable de transporter jusqu’à 111 tonnes de marchandises, sur une distance maximale de 8700 kilomètres, avec une consommation de carburant et des émissions de CO2 « jusqu’à 40 % » inférieures à celle de son concurrent direct, le Boeing 777-8F.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Le décollage du premier vol de l’A350F MSN700. Crédit : Airbus SAS 2026.

P.S. :

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