Centre de tri Colissimo de Toulouse : le grand rush

Article diffusé le 30 novembre 2020

Du 15 novembre au 24 décembre, la plateforme de tri de la Poste-Colissimo de Fondeyre, à Toulouse, entre en ébullition. C’est la période de pic pour les colis juste avant Noël. La crise sanitaire, qui favorise le e-commerce, rend la période encore plus décisive. Reportage.

Devant le Carrousel, on se sent bien peu de chose. L’impressionnante machine de 374 mètres serpente le long de l’entrepôt de 12.000 mètres carrés. Un système à base de tapis roulant et de palettes, qui fonctionne un peu à la manière de celui utilisé pour trier les bagages dans les aéroports.

Nous sommes au cœur du centre logistique de la plateforme de tri de la Poste-Colissimo de Toulouse, dans la zone industrielle de Fondeyre. Des colis à destination de dix départements et deux pays (Espagne et Portugal) passent dans ce lieu méconnu chaque jour. Du lundi au samedi, un ballet de camions [1] vient déposer ou récupérer des paquets. Le carrousel traite 9000 colis à l’heure. En ce moment, période de rush avant Noël, ce sont entre 230.0000 et 250.000 paquets qui sont triés quotidiennement dans cette usine.

Une machine et des hommes

Mais la mécanique tournerait à vide sans les êtres humains. Surtout dans ces jours qui précèdent les fêtes de fin d’année, cette pick period où les cadeaux traversent la France. Cent trente personnes, environ, travaillent actuellement sur le site de Fondeyre. Soit une bonne trentaine de plus que d’habitude. Avant d’être confrontés au carrousel, ces renforts sont formés aux règles nombreuses de sécurité en vigueur dans l’usine, ainsi qu’aux réglementations sanitaires qu’impose le Covid. « Deux jours ne sont pas de trop pour apprendre le fonctionnement de la machine. C’est elle qui donne le rythme », explique Florence Curunet-Palu, directrice de la communication.

Philippe est au poste de codage vers lequel convergent tous les paquets qui viennent d’arriver. Il met tous les codes-barres vers le haut pour que la machine puisse détecter leur destination. Les colis tomberont alors dans la bonne caisse. Puis interviennent les caristes : à bord de leurs transpalettes, ils acheminent les colis jusqu’au camion idoine. Une prime est prévue pour récompenser celles et ceux qui travaillent d’arrache-pied dans cette harassante période : « Il faut vraiment être là, à 100 % », résume Philippe, sobrement, entre deux colis.

Un pic de plus en plus haut

La pick périod de Noël est de plus en plus intense au fil des ans. Du mois de décembre, elle a été avancée à fin novembre avec le Black Friday importé des États-Unis. Cette année, c’est la crise sanitaire, ultra favorable au développement de l’e-commerce qui rend le moment encore plus crucial. « La Poste-Colissimo a connu une croissance de trois ans. Nous sommes en avance de trois semaines par rapport à ce qui était prévu. C’est historique ! », affirme le directeur de la plateforme, Sylvain Bincteux. Avec les importants changements de consommation accélérés par la crise sanitaire, il est fort probable que les records continuent de s’enchainer pour la branche Colis de la Poste. Le carrousel paraitra peut-être bien vite tout petit.

Matthias Hardoy
Photos : Rémy Gabalda-ToulÉco.

Notes

[1On compte 200 entrées et sorties de camion environ chaque jour sur le site.

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Source : https://www.touleco.fr/Centre-de-tri-Colissimo-de-Toulouse-le-grand-rush,30033