La chambre 32 de l’hôtel Le Grand Balcon, inscrite au titre des monuments historiques, recèle de nombreux trésors. Ses éléments - le parquet, la cheminée, l’évier, le bidet et la porte - sont d’origine. Surtout, c’est là, entre ses murs, qu’Antoine de Saint-Exupéry, de passage à Toulouse, séjourna à plusieurs reprises. Il n’était pas le seul. Jean Mermoz ou Henri Guillaumet, accueillis par les sœurs Stella et Lydia Marquez, qui dirigeaient cette pension familiale dans les années 1920, passèrent également des nuits dans cet établissement. L’histoire s’est prolongée au cinéma. En 1949, Henri Decoin y a réalisé un film inspiré par les pionniers de l’Aéropostale.
Construit au milieu du XIXe siècle, le bâtiment de cinq étages a rouvert ses portes en 2008 sous la houlette de Gilles Douillard, le propriétaire et président du Groupe de l’Hôtellerie. En 2025, l’établissement s’est offert un coup de jeune pour un montant de 3 millions d’euros. La modernisation des quarante-sept chambres, des salles de bain et des espaces communs, a été confiée à l’architecte Jean-Philippe Nuel. « Depuis mon arrivée dans cette maison, j’ai pu mesurer que son identité repose sur un équilibre précis : un patrimoine fort, une équipe très présente dans l’expérience client et une attention constante au confort d’usage », explique Isaure de Rouvray de Saint-Simon, la directrice de l’hôtel nommée à ce poste il y a deux ans.
Si 2024 fut une année réussie, avec un taux de remplissage de 92 % tiré par une clientèle de loisirs venue dans le cadre des Jeux olympiques, les résultats de 2025 ont été moins satisfaisants en raison des travaux qui se sont déroulés entre février et novembre.
Une salle de réunion modulable
À deux pas du Capitole, Le Grand Balcon, avec sa petite équipe de dix salariés, entend ainsi renforcer son positionnement dans le paysage hôtelier toulousain concurrentiel en capitalisant sur son histoire prestigieuse. Et attirer une clientèle affaires qui représente 45 % des voyageurs. « Nous mettons à disposition notre salle Mermoz de 46 m², modulable, pour être capable de recevoir de dix-sept à vingt-cinq personnes », ajoute Isaure de Rouvray de Saint-Simon.
Audrey Sommazi
Sur les photos : La chambre 32 dans laquelle séjourna à plusieurs reprises Antoine de Saint-Exupéry en 1926. // Isaure de Rouvray de Saint-Simon, la directrice de l’hôtel depuis deux ans. // La salle Mermoz, qui peut accueillir des réunions jusqu’à vingt-cinq personnes. Crédits : Rémy Gabalda-ToulÉco.
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