Rachat. Le groupe aveyronnais Finadorm veut faire rebondir Dunlopillo

Le groupe aveyronnais Finadorm espère sortir de son sommeil la marque de matelas Dunlopillo, qu’elle vient de reprendre à la barre du tribunal de commerce de Paris. Malgré une situation économique compliquée par la crise sanitaire, Jean-Rémy Bergounhe, le PDG de la société, reste confiant.

La marque de matelas Dunlopillo va rester française et devient même occitane, puisque c’est la société aveyronnaise Finadorm, qui l’a reprise. « Nous avions manifesté notre intérêt en janvier et le dossier a abouti le 19 mars dernier au tribunal de commerce de Paris », explique Jean-Rémy Bergounhe, son PDG. « Même si le calendrier n’est pas favorable, cette entreprise va apporter une véritable complémentarité dans le groupe. »

Créé en 1984 à Milhau, Finadorm compte quatre pôles d’activité : l’habitation de loisirs avec les sociétés Chalets Fabre, Lodges CIAT et Mobil-homes Louisiane, la petite enfance - les crèches et le mobilier de crèche – avec Mathou Pitchou, Mathou, et Loxos, la construction bois (Sicob) et la literie (Biotex et Technilab).

Le groupe réalise un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros et compte 800 collaborateurs. « Pour renforcer nos différents pôles et pour nous développer sur des marchés connexes, nous avons recours à la croissance externe », se réjouit Jean-Rémy Bergounhe. « Il y a deux ans, j’ai racheté Biotex, une entreprise toulousaine qui se dédie à la fabrication d’oreillers. Dunlopillo est une très belle marque, qui reste en terme de notoriété spontanée la numéro 1 en France pour les matelas. »

Un site sur deux conservé

Sur les 200 salariés du groupe, Finadorm va en conserver quatre-vingt-dix. Elle va également garder un site de production dans les Yvelines, sur les deux existants. Le PDG de Finadorm rappelle que Dunlopillo réalisait un chiffre d’affaires trois fois supérieur, il y a quinze ans, sans s’étendre plus sur les difficultés rencontrées par la société. « Je me tourne vers l’avenir. La marque n’a pas souffert auprès du grand public. Les salariés y sont très attachés avec un savoir-faire et vingt ans d’ancienneté en moyenne. Je pense que nous avons de véritables perspectives de rebond », note Jean-Rémy Bergounhe.

Cette reprise est évidemment compliquée par la situation sanitaire actuelle. « Tous nos clients sont fermés, les magasins d’équipement du foyer, comme les spécialistes de la literie ou les généralistes meubles », constate le PDG de Finadorm. Il reste cependant optimiste sur l’avenir de la marque. « La literie est un marché stable et le matelas est un produit de semi-nécessité. Ce secteur ne devrait pas s’écrouler. Sur le moyen terme, nous ne devrions pas avoir de souci », conclut-il.
Agnès Frémiot

Sur la photo : Jean-Rémy Bergounhe, le PDG de la société aveyronnaise Finadorm. Photo : DR

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Source : https://www.touleco.fr/Le-groupe-aveyronnais-Finadorm-espere-faire-rebondir-Dunlopillo,28573