Législatives. Dans les Pyrénées-Orientales, le RN en danger face à Renaissance sur la 2e circonscription

À l’approche des législatives, les 12 et 19 juin prochains, Louis Aliot, maire RN de Perpignan, fait face à une possible remontée de la majorité présidentielle, le parti Renaissance, sur la 2e circonscription. Il avait élu député en 2017, avant de remporter la mairie en 2020.

Pour les prochaines législatives, le Rassemblement national (RN) se compose d’un casting 100 % féminin avec Sophie Blanc (1re circonscription), Anaïs Sabatini (2e circonscription), adjointe au maire de Perpignan, Sandrine Dogor (3e circonscription) ; adjointe à la proximité à Perpignan, et Michelle Martinez (4e circonscription), déléguée au sport à Perpignan. La liste de ces quatre candidates, toutes élues au conseil municipal de la commune, illustre le poids de Louis Aliot, maire RN de Perpignan et ancien compagnon de Marine Le Pen, sur le choix des investitures. Objectif premier pour le parti, « obtenir au moins un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale », comme l’a indiqué Louis Aliot lors de son intervention sur CNews, le 26 avril dernier.

Un siège en danger

Depuis 2017, seule la 2e circonscription est occupée par le RN dans les Pyrénées-Orientales, avec Louis Aliot puis Catherine Pujol, lorsqu’il a été élu maire en 2020. Le parti de la majorité présidentielle Renaissance (ex-LREM) détient quant à lui les trois autres circonscriptions. Le camp RN pourra-t-il maintenir sa position sur cette circonscription très regardée, couvrant Perpignan, commune de près de 123.000 habitants ? La majorité présidentielle tentera de faire basculer cette dernière avec la candidate Frédérique Lis. Une éventualité à ne pas écarter, alors qu’Emmanuel Macron est arrivé en tête sur la commune, au second tour des présidentielles, avec 52,08 %, contre 59,71 % en 2017. De son côté, Marine Le Pen a réalisé un score de 27,38 % au premier tour, et 47,92 % au second tour sur la commune de Perpignan, contre 25,86 % et 40,29 % en 2017.

Dans ce contexte, les candidats de la Nupes (Nouvelle union populaire écologique et sociale), de Reconquête, des Républicains (LR), un dissident socialiste et les régionalistes (Résistons !) ne partent pas favoris. Mais entendent défendre les particularités de la catalanité : « Je ressemble à mes électeurs et je voudrais les rassembler pour défendre nos coutumes, nos traditions et nos valeurs sur Paris », glisse ainsi Joël Diago, candidat Oui au Pays Catalan.
Sarah Nuyen Cao Khuong

Photo d’illustration de Perpignan - licence Creative Commons - JF

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Source : https://www.touleco.fr/Legislatives-Dans-les-Pyrenees-Orientales-le-RN-en-danger-face-a,34453