Les compagnies opérant depuis l’Espagne, à l’image d’Iberia, Air Europa ou Vueling, ont contribué à une croissance de 5,3 % du trafic européen. Une dynamique portée par la demande sur les vols internationaux, tandis que les lignes intérieures s’essoufflent (-0,3 %).
Conséquence directe : les avions au départ de Madrid ou Barcelone affichent un taux d’occupation moyen de 84,8 %, du jamais vu. « Le marché est sous contrainte, l’offre ne suit plus », observe l’IATA, Association du transport aérien international, dans son rapport 2025. Les retards dans la livraison de nouveaux appareils, les problèmes techniques sur certains modèles et les coûts environnementaux pèsent lourd sur les compagnies espagnoles.
C’est particulièrement vrai pour Iberia et Air Europa, très actives sur les liaisons transatlantiques. Si le corridor Europe-Amérique n’a progressé que de 2,8 % l’an dernier, il reste stratégique pour ces groupes, avec un regain de dynamisme en fin d’année (+7 à 8 %). En revanche, la route Madrid-Tokyo d’Iberia demeure isolée, alors que les compagnies asiatiques multiplient les connexions depuis la Chine.
L’aéroport de Barcelone saturé
Dans les hubs espagnols, la pression s’intensifie. Vueling, par exemple, prévoit un million de sièges supplémentaires cette année au départ de Barcelone-El Prat, alors que l’aéroport ne sait déjà plus où mettre ses avions et ses passagers.
Pour les voyageurs, ce phénomène se traduit par une offre tendue, des vols souvent pleins, et une hausse continue des tarifs. La suroccupation des vols se ressent aussi dans le fonctionnement quotidien de l’aéroport, où s’accumulent les retards et les incidents en période de forte activité. L’été 2026 promet d’être encore plus chaotique que le précédent.
Aurélie Chamerois, Equinox Magazine
Retrouvez tous les mois un article d’Equinox sur ToulÉco. Le media barcelonais propose lui aussi à ses lecteurs certains de nos articles économiques dédiés à l’Occitanie.
