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Publié le dimanche 18 août 2019 à 19h00min par Audrey Sommazi

Aéronautique. Figeac Aéro décolle en Chine

article diffusé le 24 mars 2019

Le numéro 1 européen de la sous-traitance aéronautique, installé dans le Lot, met un pied en Chine. Il ouvre une usine de pièces en aluminium en partenariat avec Shandong Nanshan Aluminium.

Etats-Unis, Mexique, Roumanie, France, Maroc, Tunisie… Il ne manquait plus que la Chine. Jean-Claude Maillard comble ce manque deux ans avant que les premières livraisons du moyen-courrier C919 du constructeur Comac soient effectuées. Le fondateur et président de Figeac Aéro confirme construire une usine de 6.000m² en partenariat avec l’entreprise Shandong Nanshan Aluminium. Cette dernière, spécialisée dans la production de profilés en aluminium, fournira la matière première et le groupe lotois son savoir-faire pour produire des pièces de structures en aluminium de moyennes et grandes dimensions.

Cette joint-venture d’une cinquantaine de salariés, financée sur fonds propres et codétenue à 50% par les deux entreprises, sera située à Longkou, à l’est de Pékin. La fabrication dans un premier temps de profilés, puis de tôles dites épaisses et de tôles forgées démarrera à la mi-2020. « D’autres partenariats avec des entreprises chinoises sont dans les tuyaux, mais je ne peux pas en dire davantage », explique, prudent, Jean-Claude Maillard. « Je me prépare à tous les marchés civils et militaires chinois, et aux marchés d’Airbus et de ses équipementiers ».

425 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019

Si ce spécialiste de la production de pièces de structure en alliages légers et en métaux durs, de pièces de moteurs, de trains d’atterrissage et de sous-ensembles, pose ses premiers jalons en Chine, il n’en oublie pas son ambition première, celle de devenir un acteur majeur de la sous-traitance aéronautique en Europe. Pour réaliser cet objectif, l’une des stratégies est la croissance externe.

En 2016, le groupe mettait la main sur le groupe Auvergne Aéronautique, se dotant dans la foulée d’un pôle tôlerie et chaudronnerie dont les activités se répartissent sur trois sites (Clermont-Ferrand, Auxerre, Casablanca).
Deux ans plus tard, le groupe faisait l’acquisition de Tofer. Cette entreprise, spécialisée dans les pièces mécaniques de haute technicité, se compose de deux entités, l’une à Escalquens près de Toulouse, et une seconde à Brazi, en Roumanie.

Les rachats d’entreprise et la captation de nouveaux marchés en Chine devraient permettre de gonfler le chiffre d’affaires de l’industriel qui vise un chiffre d’affaire de 520 millions d’euros en 2020, puis 650 millions d’euros en 2023. En mars, il s’établit à 425 millions d’euros.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Pour accompagner sa croissance, le groupe investit entre 60 et 70 millions d’euros par an dans ses sites de production. Photo DR.

P.S. :

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