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Publié le jeudi 31 mai 2018 à 17h49min par Johanna Decorse

Haute-Garonne. Les opposants à Val Tolosa demandent « l’enterrement » du projet

Après une nouvelle victoire judiciaire, les opposants à Val Tolosa, veulent définitivement « enterrer » le projet de mega centre commercial porté par la mairie de Plaisance-du-Touch et le promoteur Unibail-Rodamco. Le 25 mai dernier, le Conseil d’Etat a en effet confirmé un référé suspensif prononcé en juillet 2017 par le tribunal administratif de Toulouse contre un arrêté préfectoral sur les espèces protégées.

En janvier dernier, ils avaient obtenu devant la plus haute juridiction administrative, l’annulation du deuxième permis de construire de Val Tolosa. Tout en appelant à l’abandon du projet contre lequel il se bat depuis plus de dix ans, le collectif Non à Val Tolosa démande un nouvel accord-cadre en faveur d’une « gestion intelligente de plateau de la Ménude », lieu prévu de l’implantation du futur équipement de 60.000 m² et de 150 boutiques.

En mars 2016, la préfecture, Unibail, la mairie de Plaisance-du-Touch et le conseil départemental avaient signé après deux mois de médiation un accord-cadre dans lequel le promoteur avait consenti à plusieurs aménagements autour de son projet de 350 millions d’euros : l’installation de 60.000 m² de panneaux photovoltaïques pour garantir l’autonomie en électricité de Val Tolosa ou encore une zone de compensation écologique portée de 110 à 126 hectares.

Du « green-washing » dénoncent ses opposants pour lesquels aucun des signataires de cet accord-cadre, devenu « caduc », n’a aujourd’hui la « légitimité pour trouver une issue positive » au dossier. Ils ont sollicité l’intervention de l’Elysée. De son côté, Unibail Rodamco dit « prendre acte » de la décision du Conseil d’Etat « qui reporte donc le démarrage des travaux ». Le promoteur dit rester « convaincu de la qualité du projet Val Tolosa » et a annoncé qu’il allait « examiner les options possibles » avant « d’arrêter sa position prochainement pour l’avenir du projet ».