ToulÉco

Publié le mardi 19 juin 2018 à 17h35min par Johanna Decorse

Ariège. L’expert nommé par l’Etat confirme la présence d’amiante à Salau

Le 13 juin dernier, lors de la dernière Commission locale d’information, de concertation et de suivi du permis exclusif de recherche portant sur l’ancienne mine de tungstène de Salau, l’expert indépendant Maxime Misséri a confirmé la présence d’amiante sur le site. Nommé par l’Etat avec Marie-Annick Billon-Galland, métrologue, pour réaliser une étude environnementale et sanitaire visant à évaluer le risque amiantifère dans le minérai, le géologue d’AD-Lab a coupé court à la polémique.

Sur la base des documents et rapports d’archive qui lui ont été fournis, il a indiqué qu’ele ne faisait « aucun doute ». Quelques jours plus tard, dans La Dépêche du Midi, Maxime Misséri a déclaré qu’il fallait « en finir avec les polémiques stériles sur l’amiante ».

« De l’amiante, évidemment il y en a. C’est un minéral naturel. La vraie question, c’est où et en quelle quantité. C’est aussi de savoir si les travaux de recherches peuvent se faire sans danger », a-t-il déclaré le 16 juin au quotidien régional, en ajoutant que son rôle consisterait à déterminer « quel processus » pourrait être utilisé pour émettre « zéro fibre (d’amiante NDLR) par litre d’air, en travaillant avec de l’eau par exemple ».

Pour mémoire, l’Etat a signé le 14 mars 2017 avec la société Variscan Mines une convention qui conditionne « la mise en œuvre des droits d’exploration ouverts par le PER aux résultats de l’évaluation préliminaire (…) et de la tierce-expertise du risque amiantifère. Cette évaluation, précise la convention, devant « statuer clairement sur les possibilités et les moyens appropriés d’éliminer ou maîtriser tous les risques et plus particulièrement le risque amiantifère ».

Les visites de sécurité menées sur l’état des infrastructures fermées en 1986 étant terminées, l’étude menée sous le contrôle des deux experts devrait intervenir cet été, avec plusieurs mois de retard.