ToulÉco

Publié le dimanche 20 novembre 2016 à 18h00min par Philippe Font

Pour Ceicom solutions, le bonheur informatique est dans la Scop…

La SSII Ceicom solutions basée dans la banlieue sud de Toulouse s’est structurée en Scop depuis le rachat de la société par une partie de ses salariés. En cinq ans, le chiffre d’affaires est en progression et le nombre de salariés a également augmenté.

Une transition en douceur. Cinq ans après le départ à la retraite des quatre membres fondateurs de Ceicom solutions fondée en 1971, et le rachat de l’entreprise par une partie des salariés sous forme de Scop (Sociétés coopératives et participatives), le bilan est positif : de quinze associés en 2011, l’entreprise en compte aujourd’hui vingt-trois.

En cinq ans, le nombre de salariés est passé de trente à quarante trois et le chiffre d’affaires de 2015 est en progression de14% à 3,7 millions d’euros. « En 2011, la situation financière de la société était saine, il fallait transmettre l’entreprise et la solution de la coopérative était celle qui était la plus satisfaisante sur le plan financier et humain », raconte Isabelle Brasquiès, responsable administrative et financière. Aujourd’hui les collaborateurs associés à l’entreprise perçoivent un intéressement sur la participation et sur le dividende. Chaque mois, 5% de leur salaire brut est versé afin d’acquérir des parts sociales afin de consolider le capital.

Implanté chez les grossistes en matériaux de construction

Éditrice du logiciel Distel qui gère les achats, les ventes et la comptabilité des entreprises, Ceicom solutions compte près de 150 clients, essentiellement des grossistes dans les matériaux de construction, de peinture ou des produits capillaires. « L’objectif aujourd’hui est de diversifier les secteurs dans lesquels nous sommes implantés », ajoute Isabelle Brasquiès.

Un turn-over de 8% contre 15% au plan national

« Nous voulons replacer le salarié au sein de l’entreprise tout en proposant au client un service de qualité », précise encore la responsable financière. La preuve : alors que dans le secteur des SSII, le turn-over se situe à 15% sur le plan national, Ceicom solution affiche un turn-over de 8%. A cela s’ajoute un état d’esprit « coopératif » qui dénote dans le milieu des entreprises informatiques et qui fait dire à Éric Garcia, le directeur général : « l’organisation en Scop est rassurante. Chez Ceicom solutions aucun rachat n’est possible, ni aucune spéculation financière. Le client n’a pas à faire à un simple collaborateur, mais à un associé de l’entreprise ».

Une donne qui permet à Ceicom solutions de s’installer durablement dans le paysage des SSII à Toulouse et sur le plan national : dans une perspective d’expansion, Ceicom solutions recrute des analystes programmeurs et des techniciens réseaux.
Philippe Font

Sur la photo : Une partie des collaborateurs de Ceicom solutions, une SSII structurée en Scop depuis 2011. Crédits : Hélène Ressayres – ToulÉco.