ToulÉco

Publié le mercredi 2 mai 2018 à 20h09min par Philippe Font

Shem : la filiale d’Engie veut s’imposer sur le marché de la petite hydro-électricité

La Shem qui compte 500.000 clients en France veut confirmer son leadership sur les petites centrales hydroélectriques. Un marché en pleine expansion qui concerne les collectivités mais aussi les acteurs privés.

La Shem, la Société hydro-électrique du Midi, a décidé en 2018 d’augmenter ses investissements dans la maintenance et la modernisation de ses installations : c’est ce qu’a affirmé Pierre Chambon, le président de cette filiale d’Engie dont le siège social se trouve à Balma près de Toulouse et spécialisée dans la production d’hydroélectricité. La Shem compte pour 3% de la production d’hydroélectricité en France via ses cinquante-six usines et ses douze barrages pour un chiffre d’affaires de 90,2 millions d’euros en 2017. Sa direction a rappelé qu’elle allait consacrer une enveloppe de 43 millions d’euros dans la rénovation de ses barrages : 23,8 millions d’euros seront dédiés aux infrastructures installées en Nouvelle-Aquitaine, 15,9 millions d’euros en Occitanie et 2,9 millions d’euros pour celles de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Avec un effort conséquent pour le renouvellement des conduites forcées : sept d’entre elles (photo ci-dessous) seront remplacées sur le barrage d’Eget dans la vallée d’Aure d’ici 2019, pour un investissement de 10 millions d’euros. En dehors de ces investissements, la Shem se fixe comme objectif d’aider les collectivités à mettre en place des produits hydroélectriques indépendants.

Une quinzaine de petites centrales en 2018

« Notre objectif est de développer et d’exploiter des petites centrales qui permettent aux collectivités d’être indépendantes sur le plan énergétique », poursuit Pierre Chambon. Les deux premières centrales ont ouvert durant l’hiver 2017 à Uzerche (Corrèze) sous statut Sem (société d’économie mixte) et en Andorre : cette dernière exploitée par une régie locale alimentera les installations de la station de ski d’Arcalis.

Au cours de l’année 2018, une filière dédiée à l’exploitation de ces centrales devrait voir le jour : quinze de ces petites centrales devraient rejoindre la structure qui pourraient intégrer des partenaires privés. Ce dispositif sera également doté d’une application dédiée, Smap. Il s’agit d’un outil d’aide à l’exploitation et à la maintenance de ces centrales qui devrait permettre de faire baisser sensiblement les coûts d’exploitation.
Philippe Font

Sur les photos :
En haut : Pierre Chambon, directeur de la Shem. Crédits : DR

En bas : En 2018, la Shem va remplacer une partie des conduites forcées de la centrale d’Eget. Crédits : DR

1 Commentaire

  • Le 4 mai à 07:46 , par Ah_bon

    Ce n’est pas la première fois que la SHEM communique dans la presse en début d’année sur les travaux qu’elle prévoit d’effectuer dans la petite hydroélectricité. Force est de constater qu’en fin d’années tous les travaux prévus ne sont pas réalisés (il serait intéressant d’avoir un bilan sur les dernière années). Il semble en effet que les modernisation et améliorations d’empreinte écologique (visuelle, sonore, cours d’eau, etc…) des leurs installations soient toujours leur préoccupation dans la presse mais pas dans les faits….s’il vous plait, un peu moins de parole et un peu plus d’actes !!

Répondre à cet article