Doc2u, la jeune pousse toulousaine qui veut prendre soin de la télémédecine

La start-up toulousaine Doc2u se prépare au lancement du One, son dispositif médical connecté pour les téléconsultations. Sébastien Risler, cofondateur et dirigeant de la jeune pousse, nous présente son innovation qui veut permettre à la télémédecine de franchir une nouvelle étape.

Une start-up au chevet de la télémédecine. Doc2u est implantée à la pépinière d’entreprises de Toulouse Métropole. Depuis plus de trois ans [1], ses fondateurs Aymeric Malle, Sébastien et Charles Risler développent une solution, le One, qui doit permettre aux médecins de pouvoir ausculter et prendre les constantes à distance lors d’une téléconsultation. « Depuis 2018, la télémédecine est remboursée par l’assurance maladie. Il a été reconnu qu’elle pouvait aider à répondre, notamment, à la problématique des déserts médicaux. Mais il y avait une chose embêtante, le manque d’information sur les données physiologiques du patient lors de la consultation. Nous savions que la technologie était assez mûre pour faire face à ce probléme », résume Sébastien Risler, président de la jeune pousse. L’homme a acquis cette certitude grâce à son expérience de dix ans en tant qu’ingénieur dans l’internet des objets.

Aujourd’hui, le One sert de tensiomètre, cardio-fréquencemètre, oxymètre [2] et de thermomètre. Il s’installe comme un tensiomètre de poignet. Une camera et des capteurs de position permettent de s’assurer du bon déroulement de la consultation. Doc2u a noué des partenariats avec des plateformes de télémédecine telles que MesDocteurs, ConexSanté, Medaviz, Promotal, Diabilive et MediSpot. Le logiciel que fournit la start-up toulousaine est assez pédagogique, indiquant au patient simplement les étapes à suivre.

L’innovation est actuellement en attente d’homologation. La commercialisation est envisagée pour juin. La start-up vise tout d’abord deux types de marchés [3] : les pharmaciens et les infirmières libérales. Ces professionnels de santé maillent le territoire et peuvent recevoir des subventions de l’assurance maladie pour s’équiper de telles innovations médicales. Mais le One pourrait aussi intéresser les mutuelles, les établissements médicaux-sociaux, les Ehpad, les services de santé au travail, etc.

Levée de fonds et fortes ambitions pour les quatre prochaines années

Doc2u envisage « de lever 3 millions d’euros » pour poursuivre son développement, en particulier à l’international (Allemagne, Espagne, Pologne, Suisse, etc). Il s’appuie pour cela sur Calanques Valley, structure marseillaise qui accompagne notamment les start-up en phase d’amorçage. La jeune pousse pourrait rapidement faire grandir ses équipes dans tous les domaines (commercial, réglementaire, communication, recherche et développement, etc.). De quatre personnes (les trois fondateurs et un directeur commercial récemment embauché), on pourrait atteindre les dix collaborateurs fin 2023 et la trentaine d’ici quatre ans.

Sébastien Risler se projette déjà dans les étapes suivantes : nouvelles fonctionnalité pour le One (Stockage [4] des prises de constantes après le rendez-vous médical, ajout des fonctionnalités électrocardiogramme (ECG) et spirogramme [5] entre autres, et développement de nouveaux marchés (hôpitaux ). « La télémédecine a été un bon outil de crise lors du Covid. En y apportant de la qualité médicale, notre solution peut être la clé pour que celle-ci perdure », estime le président de Doc2u qui, espère une santé insolente pour sa jeune pousse.
Matthias Hardoy

Sur la photo : Sébastien Risler, cofondateur et dirigeant de Doc2u, avec son innovation, le One. Crédit : Hélène Ressayres-ToulÉco.

Notes

[1La société a elle été lancée officiellement en 2020

[2Qui mesure la saturation du sang en oxygène.

[3La start-up pourrait vendre ou louer son One.

[4Un stockage qui se fait dans le respect de la protection des données définies par le Règlement général sur la protection des données (RGPD) assure Doc2u.

[5Enregistrement du volume de la ventilation pulmonaire en fonction du temps.

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Source : https://www.touleco.fr/Doc2u-la-jeune-pousse-toulousaine-qui-veut-prendre-soin-de-la,34112