Après « une pause estivale attendue (et) un premier semestre très intense », le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole revient aux affaires, avec des mots toujours acerbes à l’encontre de ses opposants insoumis. « À cause d’eux, le climat politique a beaucoup changé. Tous les sujets font l’objet d’une approche outrancière, de polémiques sans fin. Nous sommes face à de mauvais perdants qui refusent le choix des Toulousains. Nous restons au combat pour éviter que leurs mensonges n’infusent. Nous ne sommes plus face à une opposition avec des propositions solides », lance Jean-Luc Moudenc. L’édile oppose « l’ambiance de tension » au Capitole au travail transpartisans mené à la métropole entre droite, centre et une partie du camp socialiste où, au lieu « d’antagoniser les différences, on les additionne ».
Deuxième sujet évoqué, le nouvel été de très fortes chaleurs vécu par les habitants de la Ville rose. « Nous avons subi vingt-sept épisodes de canicule ces quinze dernières années. Là où il n’y en avait eu que vingt-six les cinquante années qui avaient précédées. Mais Toulouse est parmi les villes à la pointe face à ces grandes chaleurs. Nous avons déclenché les mesures les plus fortes de notre plan Toulouse plus fraîche (avec par exemple l’élargissement des horaires des piscines et de certains autres lieux publics, NDLR) sans attendre les alertes canicules de l’État », assure le maire, qui affirme et se réjouit « que le taux de mortalité n’ait pas augmenté cet été à Toulouse et a même diminué par rapport à l’été 2025 ». « Nous ne pouvons pas pour autant nous satisfaire de tout cela. Nous voyons que le réchauffement s’accélère et s’aggrave, il va nous falloir changer de braquet », estime Jean-Luc Moudenc, qui annonce pour la fin de l’année « un plan Toulouse plus fraîche d’une dimension plus conséquente pour l’été 2027 ».
Conseil économique et campagne présidentielle
Après un très long passage dédié à la sécurité, avec la mise en avant du lancement d’une brigade anti-points de deal, le maire a évoqué quelques sujets à dimension économique. Les « concertations battent leur plein » avec les organisations patronales pour construire le futur conseil économique de Toulouse Métropole promis lors de la dernière campagne municipale. Cette nouvelle structure « ne va pas rentrer en concurrence avec le Codev », assure la maire. « Sur la composition et sur les compétences, nous sommes en train de nous mettre d’accord. Le conseil devrait voir le jour au début de l’année 2027. » Sur la question de l’agrandissement du Stadium, le maire a réaffirmé son soutien à un tel projet mais a confié que du côté du TéFéCé, le projet « n’est pas une priorité immédiate ». Enfin, Jean-Luc Moudenc s’est félicité « du transfert définitif du siège social de Kepplair à Toulouse ».
Enfin, pour clore sa conférence de presse de rentrée, l’édile de centre-droit à donner son sentiment sur la campagne présidentielle qui démarre. « Je suis très inquiet. Il y a deux forces très claires, très structurées aux extrêmes. Et, au milieu, il y a une nébuleuse, des croche-pieds, un bal des égos. Je suis un peu orphelin. J’attends un discours fort, volontariste, qui donne une perspective claire. Il faut qu’on propose aux Français un chemin d’effort et de courage mais qui soit aussi juste. » À « [son] ami Édouard Philippe », il adresse une mise en garde. « C’est le moment d’avoir un discours plus clair, les dynamiques électorales sont déjà en train de se mettre en œuvre. Nous n’avons pas le droit d’abandonner les Français. La France a besoin d’un centre-droit et d’une droite républicaine forte », s’alarme l’élu indépendant, qui se situe « quelque part entre Retailleau et Philippe ».
Matthias Hardoy
Sur les photos : Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole. Il était entouré des élus de sa majorité municipale et/ou métropolitaine : Jean-Michel Lattes, président de Tisséo et adjoint au maire chargé notamment de la Langue et des cultures occitanes ; Joseph Carles, maire de Blagnac et vice-président de Toulouse Métropole en charge de l’Économie et de l’aéronautique ; Laurence Katzenmayer, adjointe au maire en charge notamment du Logement ; Sofiane Oumiha, adjoint au maire de Toulouse en charge de la Jeunesse et de vie étudiante, ou encore Souhayla Marty, adjointe au maire en charge notamment de la Modernisation du service à l’usager et vie quotidienne. Crédit : Rémy Gabalda-ToulÉco.
