Albi. Stéphanie Guiraud-Chaumeil largement réélue
À Albi, c’est la maire sortante Horizons, Stéphanie Guiraud-Chaumeil, élue en 2014, qui s’était qualifiée en tête au premier tour, qui est réélue face à une opposition divisée. Elle obtient un score de 44,14 % dans cette quadrangulaire contre Nathalie Ferrand-Lefranc (divers gauche), 28,16 %, Frédéric Cabrolier (RN) à 16,32 % et Marie Louis At (divers droite), 11,38%.
Auch. La cité gasconne reste à gauche d’un cheveu
Arrivé en tête au premier tour, le dauphin du maire sortant, Camille Bonne (PS et alliés) est élu avec 37,7 % dans le duel qui l’opposait à Thierry Carrascosca, qui rate de peu la victoire avec 37,2 %. Michaël Aurora (divers gauche), soutenu par l’ancien maire Franck Montaugé, n’a pas transformé l’essai avec seulement 14,7 %. Céline Valancourt (divers gauche) obtient 10,3 % dans cette quadrangulaire, l’une des seules de la région Occitanie avec Albi.
Béziers. Ménard élu dès le premier tour
Le maire sortant Robert Ménard a été réélu dès le premier tour avec 65,60 % des suffrages exprimés, laissant peu de place pour ses poursuivants. Thierry Mathieu (divers) est arrivé en deuxième place avec 15,24 %.
Cahors. Vivien Coste confirmée dès le premier tour
Dans ce bastion socialiste historique, le candidat de la majorité sortante, Vivien Coste, a été élu dès le premier tour avec 58,99 % des voix, devant Ghyslaine Jacques (divers) à 23,48 %, et Elsa Bougeard (LFI) à 17,53 % des voix. Il a, parmi ses colistiers, les deux précédents maires de la ville, Jean-Luc Marx, le maire sortant, ainsi que Jean-Marc Vayssouze-Faure, élu en 2020 et démissionnaire en 2023 car élu sénateur du Lot.
Les remparts de Carcassonne cèdent face au RN
Dans l’Aude, avec trois députés élus en 2024, le RN voulait confirmer son ancrage sur ce département, l’un des plus pauvres de France, frappé par la crise viticole et traumatisé par les incendies de l’été 2025, en remportant plusieurs mairies. Le parti frontiste a réussi son pari à Carcassonne, la cité de Viollet-le-Duc, qui demeurait jusqu’alors une terre modérée au taux de pauvreté de 28 %. Christophe Barthès, arrivé en tête au premier tour, distançant largement ses adversaires, remporte le scrutin largement avec 40,66 % des voix. L’alliance du socialiste Alix Soler-Alcaraz, à la tête d’une liste d’union de la gauche (28,44 %), et de celle de Gérard Larrat, le maire (divers droite) sortant, n’a pas convaincue les électeurs. François Mourad (divers droite) obtient 30,72 % des suffrages.
Carmaux revient dans le giron socialiste
À Carmaux, l’extrême droite, confortée par le score de 37,45 % réalisé dans la commune par le président du RN, Jordan Bardella, aux européennes en juin 2024, espérait remporter cette terre de mineurs historiquement socialiste rongée par le chômage et la pauvreté. Mais les électeurs ont choisi de confier les clés de la ville à François Bouyssié : le candidat socialiste de 37 ans, arrivé en tête du premier tour avec un score de 32,95 %, devance largement, avec 43,51 % au second tour, le maire sortant Jean-Louis Bousquet (divers gauche), qui a réalisé un score de 29,51 %. Gweenael Andrieu, le vice-président des jeunes RN du Tarn, arrivé à la seconde place au premier tour, est relégué à la troisième position avec 26,98 % des voix.
Castres vire à l’extrême droite
Ville natale de Jean Jaurès de 53.000 habitants, appelée la « petite Venise du Languedoc », Castres bascule RN : Florian Azéma, avec 29,85 % des voix, remporte la ville au centre des contestations contre le chantier de l’autoroute A69 et face à une droite éclatée. Dans cette quinquangulaire, il affrontait notamment deux adjoints de Pascal Bugis, le maire sortant élu depuis 2001, qui n’étaient pas parvenus à s’entendre : Arnaud Bousquet (22,26 %), allié à Jean Terlier, député Renaissance et fervent défenseur de l’autoroute contestée arrivé à la quatrième place le 15 mars, et Xavier Bories (10,15 %). Guillaume Arcese (divers centre) est arrivé deuxième avec 23,29 %. Sarah Beriouni Poitevineau (UDG) fait 14,44 %.
Foix. Le chef lieu de l’Ariège bascule au centre
Grosse surprise à la cité comtale. Foix, tenue par les socialistes depuis 1965, se voit élire un maire divers centre, Jérôme Matos avec 42,82 % des voix face à la maire sortante Marine Bordes (UDG) qui décroche 42,59 % des suffrages. Dans cette triangulaire, Alexandre Besson (divers gauche) qui avait choisi de se maintenir, a mobilisé 14,59 %.
Figeac. Philippe Landrein (de) nouveau maire
Philippe Landrein (divers centre) l’emporte à Figeac avec un score sans appel de 61,62 % des suffrages. La liste d’union à gauche de Guillaume Baldy (UDG) et de Patricia Gontier (divers gauche) n’a pas convaincu les électeurs avec 38,38 % des voix. Philippe Landrein avait déjà été maire jusqu’en 2020.
Graulhet. Benjamin Verdeil fait barrage au RN
Bastion socialiste depuis vingt ans, la ville de Graulhet, quatrième ville du Tarn de 13.000 habitants, échappe au RN. Le candidat frontiste Julien Bacou, qui s’était hissé à la première place du premier tour avec 37,57 % des voix, est battu par Benjamin Verdeil (divers droite), ancien directeur de cabinet du maire sortant Blaise Aznar (PS), qui a obtenu un score de 53,79 %. Ce dernier avait jeté l’éponge pour éviter une triangulaire. "Notre victoire, on la doit aussi au front républicain", a réagi Benjamin Verdeil.
Limoux. Le socialiste Pierre Durand réélu
À Limoux, Pierre Durand (divers gauche), le maire sortant depuis 2020, est réelu confortablement, déjouant les pronostics du RN qui avait fait de cette ville une cible. Le parti fontiste s’était lancé dans la bataille des municipales avec Maxime Bot, le délégué départemental du parti d’extrême droite et suppléant du député Julien Rancoule.
Mende. Patrice Saint-Léger, nouveau maire
Patrice Saint-Léger (divers droite) confirme sa première place du premier tour avec 52,5 % des suffrages dans la triangulaire qui l’opposait à Stephanie Maurin (37,21 %) et Hermelen Peris (UDG), qui, avec 10,29 %, fait moins bien qu’au premier tour. Il devient maire de Mende et succède ainsi à Régine Bourgade (Modem) qui ne se représentait pas.
Montauban. Didier Lallemand succède à Brigitte Barèges
Didier Lallemand, dauphin de Brigitte Barèges et représentant du parti d’Éric Ciotti, est élu avec 37,83 % des voix. Arnaud Hilion (UDG) a réuni 34,41 % des voix. Thierry Deville (divers droite), ancien fidèle de Brigitte Barèges, s’était maintenu et obtient 27,76 %.
Montpellier. Michaël Delafosse largement réélu
Dans la triangulaire annoncée, le maire sortant Michaël Delafosse (PS) était favori. Il l’emporte logiquement avec près de la moitié des suffrages (49,53 % à 23h dimanche soir). Nathalie Oziol (LFI) est la deuxième force politique de la ville avec 25,44 %. L’entrepreneur Mohed Altrad (divers centre) obtient tout de même 25 % des votes.
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Narbonne. Bertrand Malquier élu dans un fauteuil
À Narbonne, Bertrand Malquier (divers droite), le maire sortant en poste depuis trois ans, avait raté la qualification dès le premier tour à une voix près. Il a été logiquement élu haut la main avec 59,16 % des voix. Son adversaire, le député Frédéric Falcon (RN), se hisse à la deuxième place avec 21,58 %. Nicolas Saint-Cluque (divers gauche) fait 19,26 %.
Nîmes. La ville bascule à gauche
C’est une petite révolution : Nîmes, fief historique des Républicains, bascule à gauche avec l’élection de Vincent Pouget (UDG) avec 40,97 % des voix devant le candidat RN-UDR Julien Sanchez (37,52 %). Le candidat de la majorité sortante, l’adjoint au maire Franck Proust, n’a pas réussi à mobiliser. Il n’arrive qu’en troisième position avec 21,51 %.
Perpignan. Louis Alliot installé officiellement
Le maire sortant, Louis Alliot (RN), a été réélu dès le premier tour avec 50,6 % des suffrages, Agnès Langevine, également vice-présidente de la Région Occitanie (Place publique), est arrivé en deuxième position avec 15,94 %. Bruno Nougayrede (Union de la droite) a obtenu un score de 13,45 %. Matthias Blanc (DG) avait fait 8,94 % et Pascale Advenard (extrême gauche) 1,46 % des suffrages. Le maire a été officiellement installé ce 20 mars. À noter qu’Agnès Langevine et Matthias Blanc ont été les seuls candidats à se présenter dans l’opposition.
Rodez. Stéphane Mazars renverse Christian Teyssedre
Arrivé en tête au premier tour, le maire sortant, Christian Teyssèdre (divers centre), se fait doubler par Stéphane Mazars qui décroche 49,12 % des suffrages contre 39,27 %. Floran Monteillet (UDG), qui s’était maintenu dans cette triangulaire, décroche 11,61 %. Stéphane Mazars met fin à dix-huit ans de règne de Christian Teyssedre.
Tarbes. Pascal Claverie, de Renaissance, nouvel édile en battant le RN
Le candidat du RN, Éric Peyrègne, qui avait créé la surprise en arrivant en tête le 15 mars, a été battu par le candidat Renaissance, Pascal Claverie avec 35,71 %. Positionné à la troisième place le 15 mars, l’ex-adjoint de Gérard Trémège Pascal Claverie (divers centre) est donc élu avec un score de 38,85 %. Il avait fusionné sa liste avec celle de Pierre Lagonelle, en quatrième position au premier tour. À gauche, le collectif Unitaires, mené par Kevin Gracia, s’était lui retiré. Michel Garnier (divers droite), obtient 25,45 % des suffrages.
Toulouse. Pas de changement au Capitole
Le maire sortant Jean-Luc Moudenc (divers droite) a profité de la mobilisation de l’entre-deux tours. il est réélu avec 53,9 % face à la liste d’union menée par François Piquemal, LFI, (46,1 %), qui avait réussi à rallier à lui la liste de François Briançon (PS et alliés). Une union qui a été animée mais qui n’aura pas suffi à renverser la tendance à Toulouse.
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Audrey Sommazi et Martin Venzal
Photo d’illustration - R.G.- ToulÉco.
