Jardins d’Occitanie cultive l’esprit fine fleur

L’entreprise de Seysses, premier producteur européen de ginseng, affirme ses ambitions sur le marché des compléments alimentaires de phytothérapie. Ses armes ? Transparence, traçabilité et une agriculture biologique régionale en provenance de ses propres champs. Son activité devrait doubler d’ici à deux ans.

Même silhouette féminine à chapeau, mêmes couleurs chaudes, même poésie champêtre... Toute la magie du tableau de Monet, Les Coquelicots, peint en 1873, transposée de nos jours par le miracle de la photographie ? Cette intemporalité de l’image fait écho au savoir-faire traditionnel et bio du spécialiste de compléments alimentaires de phytothérapie, Jardins d’Occitanie. L’entreprise de Seysses, cofondée en 2010 par l’ancien rugbyman et ingénieur agricole Yannick Jauzion, son président, au côté de Sylvain Latapie, son directeur général, est le premier producteur européen de ginseng. Une plante connue pour ses vertus énergisantes et commercialisée par Jardins d’Occitanie sous la marque France Ginseng. L’entreprise fabrique et distribue également des produits à base de plantes. L’entreprise de Seysses, premier producteur européen de ginseng, affirme ses ambitions sur le marché des compléments alimentaires de phytothérapie.

Ses armes ? Transparence, traçabilité et une agriculture biologique régionale en provenance de ses propres champs. Son activité devrait doubler d’ici à deux ans. Entreprises médicinales, telles que le bleuet, le pavot de Californie, le coquelicot ou la mauve. L’ensemble des plantes est cultivé sur dix-huit hectares dans les Landes et neuf hectares à Seysses. Une surface totale qui a augmenté de dix hectares en 2020, pour un investissement de 26 millions d’euros.

Lancement d’une offre en vrac d’herboristerie


« Nos engagements reposent sur la transparence, la qualité et la proximité. Nous garantissons une vraie origine française alors qu’aujourd’hui, près de 90 % des plantes médicinales utilisées sur le territoire sont importées. Et la transformation se fait à Seysses. Nous sommes aussi certifiés bio selon les normes françaises les plus strictes comparées aux labellisations européennes ou extra-européennes », souligne Sylvain Latapie.

Loin de l’affaiblir, la crise du Covid-19 a consolidé l’activité de Jardins d’Occitanie, « les consommateurs se tournant vers des achats qui ont du sens », selon le directeur général. « Nous avons réussi à progresser en chiffre d’affaires en 2020 pour atteindre 600.000 euros. Notre objectif est de nous hisser à 1 million d’euros en 2021 grâce au lancement de nouveaux produits comme nos gélules pour le sommeil à base de pétales de coquelicot ou anti-stress à partir du pavot de Californie », explique Sylvain Latapie.

Au-delà de son site web, Jardins d’Occitanie élargira aussi en 2021 son réseau de distribution à 350 à 400 pharmacies indépendantes, contre 240 en 2020. Pour réduire son empreinte carbone liée au packaging, le producteur de phytothérapie lance une offre en vrac d’herboristerie, disponible dans son unique point de vente en propre de Seysses et en officines. « Nous sommes de fait une société à mission, engagée RSE sans le revendiquer. En phytothérapie, le greenwashing est courant. C’est inacceptable, car on trompe les consommateurs sur les origines et les ingrédients. Il faut remettre le local et la qualité au centre du jeu », estime Sylvain Latapie qui œuvre actuellement à la création d’une filière « plantes aromatiques et médicinales » en Occitanie, fédérant agriculteurs et transformateurs.
Isabelle Meijers

Crédit Photos : Rémy Gabalda- ToulÉco.

P.S. :

Alors que 80% des plantes médicinales retrouvées et achetées en France sont produites en Chine et en Inde, les Jardins d’Occitanie ont décidé d’inverser la tendance en développant la culture du coquelicot pour améliorer le sommeil ; de la verveine, de l’ortie, de la sauge pour faciliter la digestion ; du pavot de Californie contre le stress. Leur produit phare est le ginseng bio, qui se récolte après sept années de culture à l’ombre et sous terre.La société a ouvert les portes de son exploitation au début de l’été. Une première depuis sa création en 2010.

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Source : https://www.touleco.fr/Jardins-d-Occitanie-cultive-l-esprit-fine-fleur,32231