« Le Kombucha, c’est un soda naturellement fermenté, une boisson reconnue pour ses qualités probiotiques depuis des millénaires en Chine », résume Justin Tarlier-Doecke. Une boisson que l’australien d’origine a découverte durant ses études de diététicien, à Adélaïde. Avec sa compagne Juliette Tarlier, il commence à fabriquer la boisson « dans la cuisine, juste pour nous » et en fait une passion. Arrivé en France, Justin n’a pas l’autorisation d’exercer comme diététicien. L’entreprise naît alors en 2018, sous le nom L’Eau à la Bouche, en Ariège, dans le Couserans.
Après la période Covid, L’Eau à la Bouche change d’échelle et s’installe sur l’ancien site de Génibio, à Lorp-Sentaraille. « Avec cette boisson, alternative aux sodas trop sucrés et à l’alcool, nous répondons à une demande en hausse », estime le chef d’entreprise. Si le marché est encore jeune en France, il est déjà très installé dans les pays anglo-saxons.
Le tournant industriel
L’entreprise dispose désormais de 750 m², avec ligne de production, chambres froides et laboratoire. Un saut décisif. « À trois, on passait deux jours entiers à remplir, étiqueter, capsuler. On était cassés de partout. » La société, qui compte quatre associés et cinq salariés, gère en interne la production, la mise en bouteille, le stockage, la livraison et la relation commerciale. La gamme aligne une douzaine de parfums, deux thés glacés et bientôt une ginger beer et produit 200.000 bouteilles par an, version 33cl et un litre.
L’Eau à la Bouche veut grandir, mais sans perdre son identité locale et bio. La marque développe ses ventes dans un périmètre de 150 kilomètres, tout en regardant vers la marque blanche pour élargir ses volumes. « Notre force, c’est la production de kombucha, pas le développement de la logistique commerciale », assume Justin. En Ariège, L’Eau à la Bouche a trouvé sa recette : du vivant, de l’industrie maîtrisée et une bonne dose d’audace.
Valérie Ravinet
Sur la photo : Justin Tarlier-Doecke, cofondateur de la société productrice de kombucha L’Eau à la Bouche. Crédit : Raphaël Kann.
