Téléphérique urbain de Toulouse : le chantier de Téléo avance à bon rythme

Pas de temps mort. Depuis le coup d’envoi des travaux de Téléo, futur téléphérique urbain de Toulouse en juillet dernier, les travaux s’enchaînent. La mise en service est prévue en fin d’année.

Tisséo Ingénierie, le maître d’ouvrage public, a confié au groupement Poma la conception, la réalisation et la maintenance de l’ouvrage qui reliera en dix minutes l’Oncopole à l’université Toulouse III Paul Sabatier, via le CHU de Rangueil. « Nous avons fait le choix de mettre en chantier simultanément les trois stations et les cinq pylônes pour respecter un calendrier serré », a indiqué Francis Grass, le président de Tisséo Ingenierie, lors d’un point d’étape la semaine dernière.

L’ouvrage sera doté de la technologie 3S, constituée de deux câbles porteurs sur lesquels viennent rouler les cabines, et d’un câble tracteur. « Ce système limite nettement le nombre de pylônes. Il n’y en aura que cinq alors qu’une vingtaine aurait été nécessaire avec la technologie monocable classique », compare Vincent Conan, chef de projet Tisséo Ingénierie. « De même l’emprise au sol et la durée de chantier sont réduites ».
Cette technologie coûte plus cher à Tisséo, mais elle garantit une résistance au vent jusqu’à 108 km/h (vs 70 km/h pour les technologies classiques), moins de balancement et donc un meilleur confort pour les usagers qui seront transportés dans des cabines de trente-cinq places.

Des fondations hors norme

Actuellement en chantier, les trois stations nécessitent - compte tenu de la nature des sols et du poids des mécanismes à venir - des fondations hors norme. À la station de l’université Paul Sabatier, les pieux ont été implantés à dix mètres de profondeur, à l’Oncopole ils descendent même jusqu’à dix-sept mètres. À Rangueil, une station intermédiaire de quatre-vingt mètres de long (qui portera le nom de Louis Lareng, en hommage au médecin fondateur du Samu récemment décédé) sera implantée à flanc de colline. Elle nécessite aussi de lourds travaux de terrassement.

« La difficulté de cette station est de s’intégrer le mieux possible à la topographie du terrain, et de desservir les deux entrées hautes et basses du CHU. Le dénivelé atteint huit mètres, des parois de murs en béton armé ont donc été construites et les pieux implantés à quinze mètres pour supporter les poteaux de la station », décrit Nicolas Favier, chef de service travaux et responsable du projet Téléo chez Bouygues travaux publics régions France. L’entreprise qui réalise tous les travaux de génie civil et d’alimentation électrique de l’ouvrage mobilise en ce moment soixante-dix salariés sur le site.

Première étape de la ceinture sud

Début mars, le montage des équipements du système va débuter à l’Oncopole. La marche à blanc se fera à l’automne 2020 pour une mise en service des quinze cabines en fin d’année. « Téléo permettra de franchir par les airs la colline de Pech David en dix minutes contre trente actuellement par le périphérique et transportera 8000 personnes par jour. C’est donc la première étape de la ceinture sud que nous réalisons ici. À terme, nous pourrions envisager de prolonger le téléphérique jusqu’à Basso Cambo », estime Francis Grass. Le budget total de Téléo s’élève à 82 millions d’euros dont 50 millions d’euros pour les travaux et le système.
Béatrice Girard

Sur la photo : La station intermédiaire de l’hôpital Rangueil (ici en chantier) portera le nom de Louis Lareng en hommage au médecin toulousain fondateur du SAMU. Crédit Tisséo - DR.

P.S. :

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