« The show must go on » pour les clubs d’entreprises du Sud Toulousain

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Les clubs d’entreprises du Bassin Auterivain (Aleva), du Sud Toulousain (Gest) et du Muretain (CEM) se réunissaient pour la première fois pour un évènement commun baptisé Les rencontres économiques du Sud Toulousain. Dans le cadre atypique du cabaret Le Robinson, au Vernet, ils ont échangé autour de la meilleure façon de rebondir après la crise.

Quand on se retrouve après un long moment d’absence, on se demande comment on va, on fait le point sur les mois écoulés. C’était l’esprit de ces premières Rencontres économiques du Sud Toulousain. Plus de 80 entrepreneurs des clubs Aleva, Gest et CEM ont pu assister à un bilan complet de la mouvementée période covidée. Alain Griset, ministre délégué en charge des Petites et moyennes entreprises, qui a dû décliner l’invitation, avait toutefois enregistré un message de bon aloi saluant « le rôle essentiel des clubs d’entrepreneurs » qui permettent aux chefs d’entreprise « de rompre leur solitude », « d’y trouver des oreilles attentives » et des « solutions pour avancer » dans une telle période d’incertitudes. Pascal Robert, responsable du service études de la Banque de France à Toulouse, était lui bel bien présent sur la scène du Robinson. On retiendra son mantra, « l’optimisme prudent ». S’il se réjouit que « l’économie soit revenue, dans de nombreux secteurs, à 90 % de l’activité d’avant crise », il se fait l’écho des inquiétudes des dirigeants interrogés par son institution, notamment sur « les difficultés approvisionnement ou de recrutement ».

Sylvie Martinou de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) lui a succédé. Elle partage le constat de son prédécesseur sur le « manque de main-d’œuvre » notamment dans « le secteur de l’hôtellerie-restauration ou du BTP ». De ses paroles émerge du positif : certains secteurs, comme le Muretain semble avoir rebondi plus vite après la crise sanitaire. Les offres d’emploi y auraient augmenté « de 53 % », boostées par le dynamisme de certains filières (services à la personnes, services aux entreprises ou industrie, etc.). Et pour lutter contre la pénurie de bras dans d’autres, Sylvie Martinou milite pour plus d’efforts sur la formation ou sur « l’amélioration des transitions professionnelles ».

Mme Cécile Lenglet, sous-préfète de l’arrondissement de Muret tenait à rappeler la bonne nouvelle que constitue la « prévision de croissance de 6,25 % » pour la France en 2021. Un chiffre réévalué à la hausse qui doit inciter l’État à « poursuivre les efforts du plan de relance ».
La sous-préfète a par ailleurs souligné l’importance de se retrouver dans un cabaret, sachant que « l’événementiel et le spectacle avaient particulièrement souffert » durant la crise.

Tables rondes sur la résilience et les circuits courts

Après ces prises de parole est venu le temps des tables-rondes animées par les présidents de chacun des clubs. Lors de la première, consacrée à la résilience face à la crise, plusieurs chefs d’entreprises ont expliqué la manière dont ils se sont réinventés. Julie Latieule a transformé son bar à tapas Le Pic à Muret en ouvrant avec d’autres restaurateurs un food court. Le créateur des Relais d’entreprises Dominique Valentin, basé à Rieux-Volvestre, s’est lancé avec Vivrovert dans une nouvelle aventure entrepreneuriale, une plateforme numérique pour aider les urbains à sélectionner leur futur territoire d’exode. Laurent Aubel des Couvreurs occitans se sert de sa chaîne Youtube pour remobiliser ses salariés et attirer de nouveaux clients.

Les circuits courts, autre voie d’avenir, étaient au cœur de la deuxième période d’échanges. Clémentine Calvignac, du Biocoop d’Auterive, Sébastien Martinez, PDG du Groupe Martinez à Salies-du-Salat, et Claude Lefebvre, d’Au bout du clic à Muret, ont chacun dans leur domaine (alimentaire, commerces de centre-ville et filière du bois) trouvé dans le travail de proximité une manière d’allier développement économique et nécessaire transition écologique.
Le dernier temps de discussion était un moment d’introspection, sur le rôle des clubs d’entreprises.

Alexandrine Gelis, dirigeante de la chocolaterie-pâtisserie Gelis à Carbonne, a réussi grâce à son club à « se sentir véritablement entrepreneure, à davantage oser ». Nathalie Perrot, gérante d’un cabinet d’architecture à Muret y a trouvé « des réponses à donner » à ses salariés lors de la crise du Covid. Christophe Davezac, entreprise Square, Maitrise d’œuvre du bâtiment, situé à Auterive, va dans le même sens lorsqu’il dit joliment que le contact avec d’autres entrepreneurs l’a aidé à être un meilleur chef « d’entre crises ». L’imprimeur Jean-Paul Cazaux, qui dit avec humour diriger « une start-up de 145 ans », loue plus simplement « la solidarité » qui naît entre les membres clubs.

En conclusion, et saluant la qualité des échanges, les présidents de clubs ont confirmé leur volonté d’accentuer des synergies entre « des clubs d’entreprise de territoire » . Après ces mots doux, l’événement s’est terminé par un repas festif et un spectacle nommée Show Devant. Une soirée conviviale donc !

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Source : https://www.touleco.fr/The-show-must-go-on-pour-les-clubs-d-entreprises-du-Sud,32431