Toulouse. Mélodies en VOD pour la plateforme Allive

Trois Toulousains lancent début février une plateforme de vidéos inédite, consacrée à la musique. L’idée d’Allive n’est pas de remplacer les concerts en salle mais d’aider les artistes en leur donnant de la visibilité et une rémunération plus équitable.

C’est un concept alternatif qui peut donner une bouffée d’air au monde de la culture, contraint de baisser le rideau à cause de la crise sanitaire. La plateforme de vidéo Allive, consacrée à la musique, est lancée sur la toile début février par trois Toulousains, qui travaillent déjà dans le secteur de la musique. Ce service de vidéos à la demande, mélange de Deezer et de Netflix, propose de visionner des lives d’artistes émergents et plus connus, contre un abonnement mensuel de 4,99 euros.

« Une cinquantaine d’artistes sont déjà inscrits sur la platerforme, dont l’idée est née durant le confinement du printemps en voyant la détresse des artistes », raconte Manuel Darrault, l’un des trois fondateurs d’Allive avec Antoine et Thomas Garcia. « Les artistes qui veulent être diffusés sur notre plateforme doivent proposer des lives exclusifs de 30 minutes minimum, pas de clip ni de studio. Cela peut-être un concert avec plusieurs vidéos du confinement agglomérées. »

Solidarité entre artistes

L’innovation d’Allive, c’est aussi de mettre en avant des artistes émergents et de les rémunérer le plus équitablement possible. Sur les plateformes d’écoute et de vidéos traditionnelles, le musicien ou chanteur est rétribué au prorata, système dénommé le Data Centric. Les entrepreneurs toulousains misent eux sur la base de l’User Centric, où l’artiste est rémunéré selon l’utilisation réelle de la plateforme. « L’internaute rémunère l’artiste qu’il écoute, ce qui va lui permettre un meilleur revenu », détaille Manuel Darrault. « Un artiste émergent, en devenir, a besoin de visibilité pour se faire connaître alors qu’un artiste plus confirmé, indépendant, a déjà des moyens de s’autoproduire. Sur l’abonnement, un euro va dans l’enveloppe artiste, soit quatre fois plus que sur les sites traditionnels. Cette somme rémunère ensuite les artistes selon le temps de visionnage, pas le nombre de vues. »

Les artistes sont ainsi classés en trois catégories sur Allive : émergents, indépendants et connus. Pour ces derniers, la plateforme est un outil de promotion, qui ne les rémunèrera pas pour les visionnages. Et comme l’objectif du concept est d’aider les artistes émergents, l’argent généré profitera à tous les artistes de la plateforme. Allive envisage, en se développant, de produire de nouveaux contenus et proposer des tournages de live. À terme, la plateforme envisage de devenir une e-billetterie pour des concerts exclusifs et de proposer des documentaires musicaux.
Julie Rimbert

Sur la photo : Antoine Garcia, à gauche, Manuel Darrault, au centre, et Thomas Garcia, à droite, les trois Toulousains qui lancent début février une plateforme de vidéos consacrée à la musique. Crédits : Rémy Gabalda - ToulÉco.

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Source : https://www.touleco.fr/Toulouse-Melodies-en-VOD-pour-la-plateforme-Allive,30430