Treize start-up montpelliéraines à l’assaut des investisseurs à Paris

Pitch devant des investisseurs nationaux lundi 14 septembre à Bpifrance, puis participation à France Digitale Day le mardi : treize start-up montpelliéraines sont accompagnées à Paris par Montpellier Méditerranée Métropole. Du voyage, Hind Emad, vice-présidente déléguée au développement économique et numérique de Montpellier Méditerranée Métropole (3M), confie à ToulÉco ses ambitions pour l’économie numérique du territoire.

Une rentrée pied au plancher. L’édition 2020 de Montpellier Capital Risque (annulée au printemps en raison du Covid-19) se déroule ce lundi 14 septembre à Bpifrance, à Paris, en présence de Paul-François Fournier, directeur exécutif BpiFrance Innovation. Treize start-up vont pitcher devant un réseau national d’investisseurs. Parmi les plus grosses levées de fonds projetées, Bulane (7 millions d’euros), La Valériane (3 millions d’euros), Terakalis (3 millions d’euros), évolt (1,5 millions d’euros), Lono (1,5 millions d’euros) et Les Petits Mandarins (1,5 millions d’euros), selon nos informations.

13 start-up sélectionnées par le BIC de Montpellier Méditerranée Métropole

Le panel des treize start-up est diversifié, par leur secteur d’activité et leur niveau de développement (amorçage, série A…). Dans le détail, on retrouve : Adagio (solution de vente de publicité digitale, CEO. Anh-Tuan Gai) ; Almé (vêtements à destination des femmes grande taille, présidente et directrice artistique : Emmanuelle Szerer) ; Bulane (flamme hydrogène, CEO : Nicolas Jerez) ou encore évolt (plateforme collaborative d’outils dédiée à la démarche design, CEO : Jonathan Scanzi).

La liste se poursuit avec Koovea (suivi de température du transport et du stockage de produits de santé et alimentaire, trois associés : Adrien Content, Yohann Caboni, John Aldon) ; La Valériane (logiciels numériques santé, dirigeant fondateur : Roland Sicard) ; Les Petits Mandarins (solutions digitales d’apprentissage de langues, CEO et co-fondatrice, Vigdis Herrera) ; lono (plateforme de services connectés pour les gestionnaires et les résidents d’habit collectif, co-fondateurs : Angelo Blot et Jérôme Barthes).

Enfin, sont présents à Paris : MyCarSpot (application d’optimisation de parking d’entreprises, associés : Stéphane Seigneurin et Alexandre Michel) ; Nauticspot (solutions connectées pour les ports de plaisance, à destination des capitaineries et des plaisanciers, fondateur : Jérémy Ladoux) ; Nout (éditeur de Simax, solution de gestion, associés : Miren Lafourcade et Jérôme Olivares) ; Sportihome.com (marketplace pour réserver des vacances sportives, cofondateurs : Fred Diaw et Sylvain Morel) ; Terakalis (solutions de contrôle des propriétés internes des matériaux techniques pendant la phase de production, PDG : Thierry Antonini).
A noter que le prochain Montpellier Capitale Risque se déroulera (à Montpellier) le 4 mai prochain.

« Les start-up portent des solutions pour l’économie de demain »

Suit, ce mardi 15 septembre, toujours à Paris, au Musée des Arts Forains, la participation à France Digitale Day. Avec 1000 participants, l’événement incarne les dernières tendances de l’innovation technologique, avec des start-up et investisseurs venant de toute l’Europe. Les start-up pourront à la fois rencontrer des investisseurs qui n’auront pas été présents la veille à Bpifrance, et aussi faire des rendez-vous individuels. France Digitale compte parmi ses membres plus de 100 capitaux risqueurs de renommée internationale : Daphni, Partech, Xange, Serena, Breega Capital, Elaia, Cap Horn, Citizen Capital… 3M y aura son stand (B11), avec de nombreux partenaires dédiés à l’innovation : Irdi-Soridec Gestion, Sofilaro, Melies Business Angels, WeSprint, Région Occcitanie, Ad’Occ, RésO IP+, Digital 113, CCI 34.

Le climat des affaires est-il moins propice aux levées de fonds, avec la crise économique ? « Non, il y a beaucoup d’argent disponible », évalue Hind Emad. « Et les start-up portent des solutions pour l’économie de demain, sur l’environnement, les mobilités, la santé, l’agtech, les services aux entreprises… Il faut préparer ces marchés de demain. » Quant à l’état financier des start-up elles-mêmes, l’élue fait confiance en « leur capacité d’agilité. Elles savent rebondir vite face à des situations particulières, davantage que des entreprises plus traditionnelles ». Ces rendez-vous parisiens sont « une opportunité unique de valoriser les talents montpelliérains », ajoute-t-elle. L’élue est elle-même cofondatrice de Faciligo (co-voyage solidaire), et, à ce titre, rompue aux problématiques des entreprises innovantes, et connaissant déjà bien les entrepreneurs locaux.

« Tisser davantage de liens avec les groupes industriels »

Chaque année, les start-up accompagnées par le Business Innovation Centre (BIC) de Montpellier Méditerranée Métropole lèvent entre 15 et 20 millions d’euros. Une dynamique permise « par l’écosystème local, avec une chaîne de l’innovation (laboratoires de recherches, Université, pépinières, fonds de capital-risque, accélérateurs…) » , rappelle Hind Emad. « Montpellier est la seule métropole à être labellisée Rétis, au titre de son excellence en matière d’accompagnement de l’innovation. On peut aller plus loin, en innovant davantage, en le montrant plus, à l’international notamment, et en capitalisant sur nos universités. » En 2017, le BIC a été classé à la deuxième place du classement mondial UBI Global dans la catégorie ‘incubateurs collaborant avec les universités’. En 2019, il a été le seul français dans le Top 5 mondial de la catégorie ‘incubateurs publics’.

Si des start-up sont régulièrement rachetées, parfois par des groupes étrangers (comme Medtech par l’Américain Zimmer Biomet), « les repreneurs s’implantent sur le territoire et y créent des emplois. La chaîne est vertueuse ». Pour le mandat qui s’ouvre, Hind Emad entend, sur le volet start-up, tisser « davantage de liens avec les groupes industriels, et favoriser l’engagement sociétal des entreprises. Il faut que l’impact sur la société et l’environnement devienne central dans la stratégie des entreprises. On n’a plus le choix ». Autre dossier, celui-là loin des start-up, pour 3M : la pénurie de foncier pour l’immobilier d’entreprise (bureaux, logistique, locaux d’activité), qui peut freiner l’attractivité de la métropole.
Hubert Vialatte

Sur la photo : Hind Emad, vice-présidente déléguée au développement économique et numérique de Montpellier Méditerranée Métropole. Crédits : DR.

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Source : https://www.touleco.fr/Treize-start-up-montpellieraines-a-l-assaut-des-investisseurs-a,29424