ToulÉco

Publié le mercredi 26 juillet 2017 à 19h30min par Agnès Fremiot

Cinq ans après sa création, des résultats prometteurs pour Toulouse Tech Transfer

article diffusé le 29 mars 2017

La société d’accélération toulousaine Toulouse Tech Transfer vient de fêter ses cinq ans. L’occasion de dresser un premier bilan de ses activités et de se projeter dans l’avenir.

Toulouse Tech Transfer (TTT), la société de transfert technologique toulousaine (STT), fête ses cinq ans. Elle fait partie des quatorze sociétés d’accélération de type Satt créées dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA). Sa mission est de valoriser, par le transfert de technologies, les résultats issus des laboratoires de recherche régionaux. « Depuis 2012, sa légitimité semble acquise. Nos ambitions ont coïncidé avec nos missions : contribuer au développement économique en le faisant dans l’intérêt des chercheurs et des laboratoires », constate Pierre Dufresne, son président. Concrètement, comme l’a rappelé Thierry Ravot, le directeur régional de la Caisse des dépôts, plus de 23 millions d’euros d’engagement financier ont contribué à la maturation de 183 projets. Dans le même temps, sept start-up ont été créées grâce à TTT.

Une nouvelle enveloppe financière dans le cadre du troisième PIA

Thierry Franck, adjoint au commissariat général de l’investissement, l’organisme qui pilote le programme, a salué la qualité de la Satt toulousaine, « pleine de promesses », qui remplit sa mission de créer « des synapses » et font le lien entre les mondes de la recherche et de l’entreprise. Il a même laissé entendre qu’elle pourrait être financée pour dix années supplémentaires dans le cadre du troisième PIA. Du côté du monde universitaire, Christophe Giraud, le délégué régional du CNRS en Midi-Pyrénées, met en avant les résultats probants de la Satt toulousaine. « Avant 2012, cinquante innovations sortaient du CNRS chaque année dans la région Midi-Pyrénées, aujourd’hui nous en sommes à cent notamment grâce à ce dispositif. Mais surtout, nous constatons que le temps entre l’idée et sa traduction dans le monde économique s’est réduit. Désormais, six start-up sont créées par an dans le cadre du CNRS, contre deux ou trois auparavant. »

Une nouvelle feuille de route pour les 5 ans à venir

Parmi les projets emblématiques portés par TTT, Pixience a gagné un an de recherche, grâce au dispositif. « Nous avons travaillé avec Vortex (Visual Objects : from Reality To EXpression), une équipe de l’Irit, sur un algorithme très abouti qui nous permet d’introduire la 3D dans nos images. Grâce à cette innovation, nous sommes en mesure de nous différencier de nos concurrents », constate Alexandre Delalleau, son directeur général.

Autre projet soutenu par la SATT, Airborne Concept, start-up spécialisée dans la conception de drones et la formation au télé-pilotage, s’est intéressée à un modèle de drones développé par Supaero « Nous y avons vu l’avantage d’étendre notre gamme de produits à moindre frais de R&D. Nous avons repris ce modèle de drone convertible dans l’objectif de le commercialiser. Pour une start-up comme la nôtre, élaborer un projet de A à Z prend un temps considérable. Pouvoir partir d’une base de recherche développée dans un laboratoire a été un gain de temps et d’argent », indique Arnaud Le Maout, son Pdg. La feuille de route de la SATT pour les cinq années à venir est de réaliser cent transferts, d’accompagner deux-cents projets, et d’amener à la création de 25 start-up.
Agnès Frémiot

Sur la photo, Pierre Dufresne, le président de Toulouse Tech Transfer. Crédit photo : Hélène Ressayres Touléco.

1 Commentaire

  • Le 27 juillet à 10:14

    23 millions auxquels il faut rajouter 47 autres millions pour arriver à la dotation globale détaillée sur le site internet de l’université fédérale
    Deux questions donc à se poser :
    a priori 1 euro dépensé pour 2 euros de frais de structure : n’est ce pas trop payer pour si peu de résultats ?
    6 entreprises seulement qui émergent : soit environ 4 millions dépensés par entreprise (23 que divise 6 : je conçois le calcul est simpliste mais indicatif) : n’aurait il pas mieux valu créer un fond d’investissement ou d’amorçage ? ou un concours pour entreprises ?
    N’oublions pas que ces financements sont issus du grand emprunt et qu’un emprunt doit être remboursé dixit mon banquier

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