Un nouveau souffle pour la foodtech PimpUp. Quasimodo vient en effet de racheter la startup montpelliéraine, placée en redressement judiciaire en février dernier. Un soutien bienvenu pour la foodtech cofondée par Manon Magnucco et Anaïs Lacombe en 2021, qui lui permet de poursuivre son activité. Les deux entités vont, dans un premier temps, poursuivre leurs activités indépendamment, chacune dans ses zones géographiques : Quasimodo en région parisienne, et PimpUp dans le sud de la France. La première distribue des paniers hebdomadaires de fruits et légumes bio et anti-gaspillage, tandis que PimpUp propose des abonnements hebdomadaires pour des paniers composés de fruits et légumes « moches », ou encore de boissons dont l’emballage est abîmé.
« Après les défis que nous avons traversés, il était essentiel de trouver un partenaire capable de poursuivre et amplifier notre mission », pense Manon Pagnucco, cofondatrice de PimpUp. « L’intégration de PimpUp nous permet de promouvoir la lutte contre le gaspillage alimentaire en apportant une autre corde à notre arc », ajoute Julien Machuron, cofondateur de Quasimodo. L’objectif pour Quasimodo : « devenir un acteur national du panier anti-gaspi, ancré dans les territoires, financièrement solide, et capable de peser dans la lutte contre les 5,3 milliards de kilogrammes gaspillés chaque année avant même d’arriver en magasin ».
1,7 million d’euros levés en 2024
Depuis plusieurs mois, la start-up montpelliéraine était en difficulté, jusqu’à un placement en redressement judiciaire en février dernier. Pour réduire la voilure, les effectifs étaient alors passés de seize à six salariés afin de se rapprocher d’un seuil de rentabilité. « Ces difficultés sont dues à un développement trop rapide. En ouvrant simultanément à Bordeaux et à Lyon, nous nous sommes retrouvés avec des coûts très élevés alors que le marché s’est contracté », juge Manon Pagnucco.
La startup avait pourtant levé 1,7 million d’euros fin 2024 auprès d’investisseurs privés comme Denis Fayolle (La Fourchette), Marc Batty (Dataiku) et Thomas Arnaudo (900.care).
Depuis sa création, PimpUp a contribué à sauver 750 tonnes de fruits et légumes, livré 150.000 paniers à travers la France et travaillé avec 150 producteurs en circuit direct, dans près de cinquante villes par le biais de points relais. La foodtech réalise un chiffre d’affaires d’un million d’euros en 2025 et est accompagnée par le Bic de Montpellier.
Jules Mestre
Sur la photo : Anaïs Lacombe et Manon Pagnucco, co-fondatrices de PimpUp. Crédit : DR.
