Et si le Stade Toulousain ouvrait son capital ?

Alors que le club devrait présenter un résultat à l’équilibre pour la saison 2020-2021, le président du Stade Toulousain a évoqué la possibilité d’une recapitalisation au cours de saison. Didier Lacroix, qui table sur un chiffre d’affaires de 37 millions d’euros, a également présenté les perspectives à plus long terme.

« La saison dernière était exceptionnelle dans son contenu », a tout de suite souligné Didier Lacroix. Avec un Bouclier de Brennus et une Coupe d’Europe supplémentaires dans la vitrine, auxquels s’ajoute un titre chez les espoirs, difficile en effet de faire mieux sur le plan sportif. Malgré cela, le dernier exercice comptable, en cours de finalisation, a été compliqué.

« Le manque à gagner en matière de billetterie se chiffre à environ 8 millions d’euros. Nous sommes dans l’attente des compensations de billetterie du premier semestre 2021. Celles-ci devraient être sensiblement équivalentes à celles du deuxième semestre 2020 (3,971 millions d’euros, NDLR). Nous serons donc à l’équilibre sur la saison, mais nos performances sportives auraient pu nous amener à un bénéfice compris entre 1 et 1,5 million d’euros. »

Le président du Stade Toulousain a de nouveau rappelé que le club n’aurait pas pu tenir sans les aides de l’État. Les Rouge et Noir ont ainsi bénéficié de deux PGE pour un montant total de 8 millions d’euros et d’un prêt rebond de la Région Occitanie à hauteur de 300.000 euros.

Recapitalisation en vue ?

Mais la grosse satisfaction de Didier Lacroix, c’est le retour du public au stade Ernest-Wallon, avec un premier match à domicile à guichets fermés ce week-end contre le Rugby Club Toulonnais. « Nous avons un taux d’abonnement proche de celui de 2019-2020 et un partenariat quasiment record, avec 300 partenaires, dont plus de 60 nouveaux. La saison 2021-2022 se présente sous les meilleurs auspices », a poursuivi le président du Stade Toulousain. Le chiffre d’affaires prévisionnel est établi à 37 millions d’euros.

Cette période de sérénité financière est selon lui propice à une réflexion sur une recapitalisation du club, alors que de nombreux investissements ont été réalisés ces derniers mois (pelouse hybride, salle de presse, vestiaires, terrain d’entraînement synthétique, etc.). « Pour que le Stade Toulousain soit fort sur ses bases, pour financer les installations et dans une perspective de rentabilité, nous allons réfléchir à l’évolution de l’actionnariat », a indiqué Didier Lacroix. Parmi les pistes évoquées, celle d’une ouverture du capital à des actionnaires supporters - les fameux socios - l’attachement des aficionados au club s’étant illustré avec les 25.000 participations au mur de soutien.

Dans le cadre de ce nouveau modèle économique, d’autres jalons ont été posés par le président du club. En premier lieu la Cité des rugbys, prévue en 2025, et qui doit permettre de repenser le fonctionnement de plusieurs secteurs économiques du Stade Toulousain : boutiques, brasserie... Par ailleurs, alors que le club commence à être à l’étroit, le foncier pourrait représenter un potentiel avec l’arrivée du métro en 2028. « La question se pose d’un déménagement du centre d’entraînement. »
Paul Périé

Sur la photo : Didier Lacroix a répondu aux questions dans la nouvelle salle de presse du club. Crédit : P.P. - ToulÉco.

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Source : https://www.touleco.fr/Et-si-le-Stade-Toulousain-ouvrait-son-capital,31977