Un an après l’ouverture de ses services à l’été 2025, l’opérateur de nanosatellites Kinéis annonce être passé de 20.000 objets connectés à 50.000 d’ici la fin de l’année, soit une croissance de plus de 150 % en un peu plus de douze mois. La start-up toulousaine vise la rentabilité sur l’exercice 2026, « une performance rare dans le New Space » souligne-t-elle, et prévoit d’atteindre les 18 millions d’euros de chiffre d’affaires. Créée en 2018 dans le cadre d’un projet commun du Cnes et de CLS, Kinéis a procédé au lancement de sa constellation de vingt-cinq smallsat dédiés à l’Internet des objets en cinq phases, entre juin 2024 et mars 2025.
Engagée notamment sur la prévention des feux de forêt, Kinéis équipe le dispositif Silvanet, développé avec Dryad Networks, fournisseur d’équipements de télécommunications allemand. Cet écosystème IoT est expérimenté depuis 2025 dans le Sud de la France avec l’Entente Valabre, organisme public de référence pour la formation de la sécurité civile et la préservation des forêts, dans le cadre de France 2030. Ce dispositif repose sur une série de capteurs, fixés aux arbres, qui analysent en temps réel des données clés comme la température de l’air, l’humidité, les particules fines et le monoxyde de carbone. Le franchissement simultané de plusieurs seuils d’alerte, détecté par les boîtiers, permet de confirmer un départ de feu dans les minutes qui suivent son démarrage.
En parallèle, Kinéis travaille avec la start-up héraultaise Hiotee sur le suivi des citernes d’eau dans les massifs forestiers. Un projet en cours vise à équiper 2000 citernes de modules connectés et à optimiser les ravitaillements et les interventions grâce à une connaissance permanente à distance du niveau d’eau disponible.
