À Cahors, la mécanique bien rodée de FCD System

Située dans la zone d’activités de Cahors Sud, FCD System est spécialisée dans les machines agroalimentaires. Elle vient de passer le cap des dix ans d’existence. Son dirigeant, Florent Cheinet, fait le bilan avec enthousiasme.

Florent Cheinet a réussi son pari. Sa société FCD System est toujours là après dix ans d’activité dans le secteur agroalimentaire. Ses machines continuent à stériliser, débactériser, couper, broyer, torréfier, tamiser, etc. Un ancien patron lui prédisait un échec rapide. Il a prouvé le contraire. Passionné et volubile, le chef d’entreprise, qui a débuté comme commercial dans la métallurgie, a fait fructifier son important réseau. « Des clients européens, des outilleurs taïwanais et japonais » lui ont servi de base pour démarrer.

Aujourd’hui, l’entreprise réalise un chiffre d’affaires compris entre 2,4 et 3 millions d’euros chaque année. Florent Cheinet explique la longévité de son entreprise par le fait que celle-ci ne fait pas que vendre « mais possède aussi des lignes de production de ses machines ». En 2017, deux lignes de productions de stérilisation d’une capacité de traitement d’une tonne par heure ont été par exemple installées dans les ateliers de Cahors Sud. « Quand vous les utilisez au quotidien, vous voyez si les machines sont faciles ou pas à nettoyer, les points à améliorer. Vous pouvez aussi mieux former les clients à leur utilisation. Il ne faut pas séparer R&D et production », estime le dirigeant cadurcien.

Brevets et production décarbonée


Produire permet aussi de s’adresser à des entreprises qui n’ont pas les moyens de s’acheter une machine [1] ou qui ont besoin de traiter une petite quantité d’aliments. FCD System revendique d’être le seul dans l’agroalimentaire à faire « à la fois de la conception, de la vente et avoir un centre de services ». FCD System a déposé cinq brevets techniques pour ses machines innovantes et a aussi des grands clients européens comme Jacobs Douwe Egberts (JDE). Cette grande entreprise néerlandaise, spécialisée dans le thé et le café, a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de plus de 5 milliards d’euros.

Florent Cheinet pourrait parler pendant des heures du fonctionnement de ses engins. Des spécificités du traitement des amandes ou des algues déshydratées. Il semble particulièrement fier de « sa plus grosse machine », située à Villeneuve-sur-Lot, qui traite plus de dix tonnes de nourriture par heure. Les plus petits engins en traitent en général 500 kilos par heure. Le dynamique entrepreneur du Lot met aussi en avant le fait que ces machines « ne consomment pas de carbone, mais seulement de l’électricité ». Un atout loin d’être anodin quand tant d’experts parlent aujourd’hui de « de décarboner l’économie ». Plein de projets sont à venir pour l’entreprise cadurcienne, dont la mise en place d’un torréfacteur qui traitera une tonne de matière par heure.
Matthias Hardoy

Sur la photo de une : machine de pasteurisation Steristep. Crédit : FCD System. // Dans l’article : Florent Cheinet, dirigeant de FCD System au milieu d’un machine de débactérisation vapeur. Crédit : Médialot et FCD System.

Notes

[1Les machines de FCD System coûtent en moyenne 1,5 million d’euros. Florent Cheinet revendique « la transparence sur ses prix » affichés sur son site et non-négociables.

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Source : https://www.touleco.fr/La-mecanique-bien-rodee-de-FCD-System,31879