Un accord signé entre Toulouse Métropole et les éboueurs

Fin de partie pour “le fini-parti”. Toulouse Métropole a trouvé un accord avec les syndicats d’éboueurs pour l’application des nouvelles conditions de travail. La fin de la grève a été décidée en échange de jours de congés supplémentaires et d’adaptation lors de la période estivale.

Une semaine après ses vœux,, le président de Toulouse Métropole et maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc conviait de nouveau la presse. Non prévu à l’agenda, ce rendez-vous avait pour objectif de présenter l’accord qui met fin au mouvement social des éboueurs. Négocié la veille, celui-ci a été signé par l’ensemble des syndicats ce jeudi matin.

« Il acte bien la fin du principe du fini-parti », a annoncé le maire de Toulouse, qui pense que « l’abandon de cette pratique est meilleur pour la santé et la sécurité des éboueurs et évitera un certain nombre d’accidents de travail ». Le passage aux sept heures de travail par jour (35 heures semaine) « permettra au ramassage d’être mieux fait », estime Jean-Luc Moudenc.

Jours de sujétions et adaptation durant l’été

Pour faire accepter ces nouvelles conditions de travail, la Métropole a lâché du lest sur plusieurs points. Le nombre de jours dit de sujétions (jours de congés supplémentaires) sera de 11 jours, « au niveau de ceux des policiers municipaux ». « Si ne nous sommes pas allé jusqu’aux 34 jours réclamés par certains syndicats, nous reconnaissons ainsi la pénibilité réelle du métier d’éboueur. » Mais selon le président de la Métropole, l’élément décisif qui a permis un accord est l’assouplissement du temps de travail durant l’été : « Pendant dix semaines, de fin juin à début septembre, les journées de travail passeront de sept heures à cinq heures et demie. Nous avons convenu que, comme beaucoup de Toulousains partent en vacances, cette nouvelle durée ne se justifiait pas durant cette période. Les éboueurs ne vont pas attendre des heures pour rien », explique l’édile toulousain.

Celui-ci a fortement salué la fin du conflit social et a vanté notamment « l’action de Vincent Terrail-Novès », vice-président de Toulouse-Métropole dans « un dialogue parfois tendu, mais qui n’a jamais cessé avec les organisations syndicales ». Du côté des éboueurs, l’enthousiasme n’est pas général. « La fin de la grève a été votée à contrecœur », avoue même le porte-parole de l’intersyndicale Benoit Fontanilles, qui attendait encore dans la matinée « de connaître les modalités de reprise de travail ». Après un mois et demi de grève, « il faudra deux-trois semaines pour revenir à la normale vu le surplus de déchets », estime-t-on côté Métropole.
Matthias Hardoy

Sur la photo : Photo d’archive de Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole et maire de Toulouse, a réussi à trouver un accord avec les syndicats des éboueurs qui était opposés à l’augmentation de leur temps de travail. Crédits : Valentine Chapuis - ToulÉco.

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Source : https://www.touleco.fr/Un-accord-signe-entre-Toulouse-Metropole-et-les-eboueurs,32981